35 Commentaires
  1. Dommage que vous ayez choisi de photographier le visage de la noyée sous cette angle, ingrat. Le regard est happé par le trou de ses narines, F

  2. Je lui ai demandé de bouger un peu la tête, mais elle ne m’a pas entendue! 😉

  3. Les noyés n’en font qu’à leur tête !
    Moi, j’aurais plutôt réorganisé les poissons pour qu’ils remplissent mieux le champ, mais ces bestioles ne connaissent pas la discipline (cf Bobby Lapointe, “la maman du poisson”).
    L’idée me plait beaucoup, le traitement est impeccable, mais je bute sur le désert du coin en haut à droite (surtout que c’est plus ensoleillé que le reste du champ). 80% content…

  4. Maceration dans un bain de maquereaux plus ou moins décolorés, triste fin pour Ophélie…

  5. @blagapart
    La maman des poissons elle est bien gentille!
    80%, Merci !
    J’ai travaillé pendant des heures sur cette photo, j’ai tout pesé, même ces taches dans le coin en haut, ils ont pour fonction de remplir le vide… 😉
    Une fois n’est pas coutume, j’ai mis la version couleur sur mon blog.

    @ Brigitte
    Ce ne sont pas des maquereaux, mais des koï…
    Evidemment décolorés, c’est du n&b!
    Et puis, Ophélie n’est pas un personnage de comédie…

  6. pour une fois je préfère la version couleur, beaucoup plus dramatique ,l’effet y est vraiment très réussi … et les Koï y sont si belles…

  7. Très belle image, mais j’ai des doutes sur le ruisseau :mrgreen:
    Permettez moi de rappeler l’histoire :
    Hamlet de William Shakespeare[

    “Ophélie, fille de Polonius, sœur de Laërte, et Hamlet partagent une idylle romantique, bien qu’ayant été implicitement mis en garde contre l’impossibilité d’un mariage. Hamlet l’éconduit pour accréditer sa propre folie. La mort de son père ajoutée à sa peine de cœur rend la jeune fille folle et elle se noie dans un ruisseau. Ne pouvant déterminer si sa mort est accidentelle ou si la jeune fille s’est noyée ou si elle a été assassinée, son corps est enterré en terre consacrée. Lors de l’enterrement, Hamlet se penche sur le corps de sa bien-aimée et pleure sa mort, ultime preuve de son amour.”

  8. Merci Irène pour l’information je veux dire … sur les Koï.
    Quant à Ophélie… Pas besoin d’être dans une comédie pour rire dans les deuils et pleurer dans les fêtes…. “

  9. Il se trouve qu’hier j’ai photographié des KoÏ. Surprise de leur appartenance à l’espèce des carpes.
    Ce grouillement semble répondre à la photo de Francis, “Le naufrage” . La vie aquatique comme lieu de tous les mystères et de toutes les menaces. Cette surabondance me gêne un peu. Leur forme est trop distincte, un peu trop réaliste pour moi. Ca fait un peu étal de poissons. Ou criée quand les pêcheurs rejettent la tripaille et que tous les carnivores s’agglutinent. A la limite la tête humaine est en trop.

  10. Ce n’est pas la première fois que je me représente “en noyée” et à chaque fois quelqu’un vient avec Ophélie… ;( Merci Brigitte et Jean-Marc! 😉

    Merci Henri!
    Je sais que tu t’intéresses de près à ces créatures. J’ignorais que “koï” c’est féminin!

  11. “Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.” Demain, dès l’aube, V.Hugo

    (Soit dit en passant, le nombre d’heures passées à travailler sur une image ne garantit sa qualité), F

  12. Ah Irène mon imaginaire est assez limité : une femme complaisamment noyée c’est toujours “la blanche Ophélia flottant comme un grand lys”, pour peu qu’elle n’ait pas de cailloux dans ses poches et qu’on ne précise pas qu’il s’agit de l’Ouse…Là cette eau noire , encre de Chine ,… Bon un peu de Rimbaud…

    Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
    Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir;
    Voici plus de mille ans que sa douce folie
    Murmure sa romance à la brise du soir.

    Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle!

    – Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
    Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,
    Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
    La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

    Bon j’aurais pu mettre le poème entier mais je suis sure qu’il y en a qui ne seraient pas contents.
    Je m’égare. En fait, au risque des foudres d’Irène, Koï ou pas KoÏ, je trouve que ça fait un peu bouillabaisse…

  13. Irène “koï” est juste l’abréviation de “carpe koï” une autre appellation “carpe de brocart” ,donc je pense qu’on peut effectivement utiliser le féminin , ceci dit j’aime vraiment beaucoup la version couleur.

  14. C’est vous en noyée? Moi, avec tous ces poissons, je ne pense pas trop à Ophélie et je songe davantage à une ambiance onirique qu’à une scène de noyé. Comme Brigitte, J’y voyais aussi un clin d’oeil à la photo ‘Le Naufrage’ de Francis…

  15. Je viens de trouver la version couleur.Itinéraire conseillé… Très belle.

  16. Maintenant, on sait qui a mangé Laura Palmer. C’est les koï.

  17. @Henri, oui, je savais qu’il s’agissait de carpes..
    @Flore, je n’ai jamais dit cela! Mais un montage n’est pas un instantané…
    @Josée, oui c’est moi et ici et là:

    https://www.lavieengris.com/?p=17136

    http://photos.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/11/07/mortlib34.jpg

    Donc, aucun lien avec l’image de Francis… Juste une obsession de longue date!

    @Brigitte, alors en couleur ça fait moins bouillabaisse…
    @ philippe, 😉

  18. @philippe,
    c’est quoi ce message:
    Votre commentaire attend d’être modéré. 26 juin 2011 | 23:49 ???

  19. Je préfère la version couleur.
    J’ai fait pas mal de photos de ces carpes koi qui sont assez voraces.
    je n’ai pas encore exploité ces prises de vues car je ne suis pas fana des ces poissons.

  20. Irène, le message comprenait plus d’un lien, et ça l’a donc aiguillé sur la file d’attente d’approbation (pour éviter les spams vendant des tas de trucs).

  21. @ Monk,
    Si tu n’aimes pas les koï, faut pas les photographier! 😉

    @ philippe,
    OK, merci pour l’explication!

  22. Pour les amateurs de cette pratique de pêche, je recommande la lecture de la scène de pêche à l’anguille dans “Le tambour” de Günter Grass.

  23. @Loïs,
    Dans le tambour, il s’agit d’une tête de vache si mon souvenir est exact…
    Merci pour la comparaison! 😉

  24. Pour moi c’était une tête de cheval… Et le film vous fait efficacement passer le goût de l’ anguille !

  25. Autant les Koïs s’associent bien avec le corps en entier en une scène apaisante, autant je les trouvent trop paisibles pour cette tête coupée.D’où cette allusion aux anguilles plus voraces qui évoquent mieux la chevelure de serpents de l’effrayante Gorgone.
    Je ne vous comparaissais pas à Io mais à Méduse qui donna naissance à Pégase. 😉

  26. @Loïs,
    Je comprends tout à fait! Méduse, un sujet qui me tient à coeur, j’ai fait quelques tentatives dans ce sens, mais malheureusement pas encore concluantes …

  27. Irène, peut-être des photos qui pourraient t’intéresser ici pour l’esprit de ce copain photographe, pas évidemment pour le rapport avec la belle jeune fille Gorgo dont Poséidon s’éprend 😉

  28. @Bernard,
    J’ai écrit Méduse et non méduse! 😉

    Et que penses-tu de ma photo?

    Je ne vais pas te dire ce que je pense des photos de ton copain.
    La critique n’est plus de mise ici et ailleurs, la mode est aux dithyrambes avec moult références “cultureuses” pour être bien vu!

  29. J’ai quand même une nette préférence pour les versions couleur. Le choix de cette palette de tonalités éteintes ajoute une dimension à cette ambiance morbide qui manque dans le n&b.

  30. Elle est intéressante Irène, cette question de la critique. C’est quoi, une critique? Certains ici ne s’appuient pour étayer leur jugement que sur la technique, un blanc crâmé, trop de détourage ou de densité. Sans doute la maitrise technique est-elle un paramètre indispensable pour transmettre, sinon une émotion, du moins une sensation, et sans elle, difficile d’y parvenir. Je le sais bien, puisque débutant, elle me fait défaut et m’empêche d’atteindre ce que je rêverais. Mais si, quand je regarde une photo après, je ne parle que de sa technique, pour en souligner l’excellence ou les lacunes, alors je ne dis rien, ou je dis ce qu’une machine qui passerait une photo au scanner dirait: manque 0,2 points de noir et 3 grammes de grain en trop: un contrôle technique. Oui, mais les sensations, ce qu’on ressent, ce que ces lacunes même induisent. Essayer de percer les intentions, les objectifs de l’auteur, plutôt que de dire ce qu’on aurait fait à sa place. Accepter de se déplacer vers une photo plutôt que de la ramener à soi. Et si en voyant une photo, quelqu’un pense à une phrase de Shakespeare (par exemple) que la vue de cette photo a réveillée, alors je crois qu’il m’en dit plus, à la fois sur lui et sur cette photo. Est-ce cela les “références cultureuses que tu évoques?

    Tu as eu 30 commentaires sous ta photo, ce n’est donc pas de l’indifférence. Avec la série que j’ai envoyé, j’ai souvent eu l’impression d’une lettre qui me revenait sans destinataire. On fait pourtant ça avec l’envie de partager, d’échanger, mais il semble qu’il faut avoir la carte pour avoir droit à un commentaire, une critique qui ferait progresser. Je ne parle pas de dithyrambes, mais juste d’une réaction, voire d’une hostilité, d’un regard quoi!. Alors bien sûr, on ne peut pas tout commenter, mais en 30 photos publiées, jamais un commentaire de Solong, Philippe (et bien d’autres), juste de l’indifférence. C’est un peu décevant. Aussi, merci à AMB, Blagapart, JMS, Brigitte, Cormac (et bien d’autres) qui commentent avec leurs mots au-delà des chapelles. Dans la somme des parutions de chacun, une au moins m’a donné envie d’y passer du temps, de lui donner quelque chose en retour, indépendamment du nom de l’auteur qui s’affichait sur la colonne de gauche. Là, j’ai l’air de me plaindre, mais comme disait Jouvet, “Je ne me plains pas. Je porte plainte” . 🙂

    Pour revenir à ta photo, ce qui m’a arrêté de commenter ici, c’est que justement, elle ne me fait pas perdre la tête. Les différents éléments sont trop calmes, trop pacifiés. Il n’y a pas d’interaction entre la tête, les poissons et l’ondulation des eaux. Je n’éprouve pas cette sensation. Pour moi, c’est comme si tu avais voulu rajouter un élément, introduire un sujet extérieur pour dramatiser une scène, lui donner du corps. Mais un sujet ne fait pas une photographie. Rien à voir par exemple avec “coup de Bambou’, “Résignation” ou “dolente” et même Koï, ou tout correspond et s’harmonise.

  31. @ Francis : merci de ces réflexions sur la nature des commentaires sur lveg.

    En tant qu’initiateur de ce photoblog collectif, j’essaie de ne pas être omniprésent dans les commentaires et de laisser cette mouvante communauté vivre sa vie propre sans imposer ma vision sur ce qui y est proposé. C’est un parti pris, c’est vrai qu’il y a des séries qui ne m’enthousiasment pas et des commentaires qui me gonflent, mais le bilan me semble globalement positif. Au passage, merci aux quelques piliers (ils se reconnaîtront) qui régulièrement remettent les pendules à l’heure.

    Malgré tout, je publie des images et je commente un peu, histoire de ne pas rester en dehors non plus. Et c’est vrai qu’il se trouve que je n’ai pas commenté une de vos photos (je n’ai pas vérifié, mais si vous le dites…), comme c’est probablement le cas pour d’autres contributeurs. Certaines par indifférence sans doute, mais j’aurais pu m’exprimer sur d’autres. Ca se trouve comme ça, pas de club pour avoir droit à une critique, même si il y a forcément des connivences qui se créent.

    Pour mémoire, j’aime beaucoup vos trois marines ainsi que “Paradis…”.

  32. Philippe, merci beaucoup pour votre réponse. Je ne voulais pas forcer la main, mais j’en apprécie sincèrement le ton et les arguments. LVEG n’est pas un site de stockage. Sans les commentaires, il n’y aurait pas de prolongement à ces photos, juste un beau classeur relié. Que des connivences et même des amitiés naissent autour de ces photos, on ne peut rêver mieux. L’esprit de chapelle ou d’ostracisme qui y règne parfois, c’est autre chose. La critique, comme les photos proposées, c’est quelque chose qui devrait (pourrait) faire débat. Je suis pour ma part content que le système de notation ait disparu. S’il existe des écoles en photographie, la photographie, c’est pas l’école. Apprendre à forcer son regard, au-delà du “j’aime-j’aime pas”. Prendre le temps de comprendre. Souvent ce site le permet. En tous les cas, je m’y suis attaché. Donc merci.

  33. @Philippe, je suis d’accord! Le n&b ne fonctionne pas, d’ailleurs cette photo a été pensée en couleur…

    @ Francis, tu sembles avoir pris ma remarque à ton compte, je ne te visais pas en particulier, quoique je trouve que tu t’enthousiasmes souvent trop vite dans tes commentaires, mais c’est une considération toute personnelle!
    Oui, la technique est indispensable, comme pour toute discipline, mais après si on a rien à exprimer, cela ne sert à rien…
    Je suis venue quelque fois te faire des remarques sur tes photos, mais tu n’as pas l’air d’apprécier. Dernièrement, j’ai osé faire une critique sur tes poissons, mais tu sembles ne pas vouloir entendre, alors, je renonce!
    Je fais l’effort de participer autant que possible car je trouve que nous avons la chance d’avoir à notre disposition cet endroit ou règne une totale liberté, ce qui est précieux et donc je trouve que la moindre des choses c’est d’être participatif, sinon, cet espace n’existerait pas…
    Tu dis ne pas avoir voulu commenter ma photo, pourtant tu viens de le faire et je t’en remercie, bien que je ne sois pas d’accord, les photos dont tu parles n’ont rien en commun avec celle-ci qui est un montage… Alors, on marche ou pas, les goûts et les couleurs, il paraît que cela ne se discute pas! 😉

  34. J’ai un peu de mal avec ce qui s’exprime dans cette photo .
    C’est la noyade qui me fait peur

  35. Je comprends helene, nous ne nous baignons pas dans les mêmes eaux! 😉

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