Suite et fin de cette mini série “Les mains dans la poubelle“.

J’ai jeté pas mal des travaux de janvier, sauf ces Fractures et ces Silhouettes, qui récalcitraient.

Elles me paraissent anachroniques en juillet, mais c’est l’heure des foins. Allons donc !




Matoufilou

« L'une des déchirures propres à la poésie », c'est que, « ce qui est devant moi, au moment où je le dis, il faut justement qu'il ne soit plus. Les objets soumis à l'épreuve du poème, pour pouvoir briller d'un vif éclat, doivent cesser d'être ce qu'ils sont pour devenir langage. » Avec ce paradoxe que « dans le même temps le langage les sauve et les porte à leur être. » (Fabrice Midal, Pourquoi la poésie ? L'Héritage d'Orphée, Pocket, 2010). Lisant cela, je songe également à la photo, où c'est le même principe : ce qui a été pris en photo (l'objet de la prise de vue) n'est déjà plus, est devenu langage. Et cependant c'est par ce langage qu'il existe, et qu'il prend éventuellement une existence nouvelle, devient, pour reprendre une expression désormais galvaudée, une réalité « augmentée ». Ce paradoxe confirme le cousinage (à mes yeux du moins) de la photo et de la poésie. La « déchirure » propre à la photo, c'est qu'elle ne fait exister son objet qu'en le faisant disparaître.
6 Commentaires
  1. J’aime beaucoup la photo de droite avec cette terre enneigée et ce lointain qui se devine, cette noirceur et cette neige … superbe. Le diptyque ne la mérite pas mais elle essaie de le transcender !

  2. J’aime bien l’autre aussi qui commémore à sa façon les premiers pas d’un homme sur la Lune.
    Pour autant, le mariage ne se fait pas vraiment. et pourtant , rien ne dit que la publication séparée de chacune de ces photos aurait recueilli notre assentiment.
    Étrange.

  3. Merci Estienne, je l’aime bien aussi et avais failli la publier à une autre époque, mais il me manquait son couple. Elle a donc fini en diptyque.

  4. @ Monsieur HR : C’était donc ça, la mer de la tranquillité !

  5. Chacune des photos en appelle une autre, mais l’association ne me convainc pas.

  6. C’était une tentative. J’en ai fini je crois pour un moment de mes essais de diptyque. Tu as mis, Blagapart, la barre trop haute.
    Merci à tous.

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