Pierre Grave

Ma passion pour la photographie date de mes onze ou douze ans lorsque mes parents m'ont offert mon premier appareil, un magnifique Brownie flash Kodak, tout cubique en bakélite noire. Cette passion ne s’est ensuite jamais arrêtée. Vers mes vingt ans, je me suis offert un 24X36 Praktica car c’était l’appareil le moins cher de la catégorie à l’époque bien qu’il soit « monté » avec un 50 mm Jena, clone de Tessar. Mon premier grand reportage fut effectué lors d’un voyage estival en Grèce et en Turquie avec un de mes amis lui aussi passionné par la « pelloche » noir et blanc et les tirages 30X40 avec un agrandisseur, dans la salle de bain de l’appartement de mes parents. Aujourd’hui la photo fait partie de mon quotidien. J’apprécie en particulier l’esthétique des paysages, le « langage du corps » saisi au vif dans les portraits et l’évocation figée de la vie humaine dans les salles et terrasses de restaurants, les portes et fenêtres ou les architectures urbaines. J'associe également ma passion de la photographie à celle, aussi ancienne pour moi du jazz en captant, sur scène, dans les festivals ou dans mon club préféré les attitudes si expressives des musiciens en action. A mes début, le choix du noir et blanc s'imposait à la fois pour des raisons économiques mais aussi car, techniquement, le développement et le tirage des photos couleur dépassait mes capacités techniques. C'est aujourd'hui un choix artistique. Rare sont mes photos qui, même prises en couleur, ne me séduisent pas converties en noir et blanc. J'y trouve le graphisme, le dépouillement, la restriction à l'essentiel que je reherche dans la photographie. mais aussi dans les autres arts graphiques. En ce qui concerne les moyens matériels, j’ai depuis peu de temps, abandonné l'argentique et utilise aujourd'hui un hybride Fuji X-T1, un compact Fuji X70 ou, car il est toujours dans ma poche, mon smartphone Sony Xperia Internet est pour moi le moyen inégalable qui me permet de partager mes modestes œuvres avec amis, relations ou avec des inconnus qui s'y intéressent.
6 Commentaires
  1. J’aime beaucoup. On a le sentiment que c’est toute une vie qui s’est déroulée derrière ces carreaux et devant un établi qu’on devine tout à côté.

  2. Idem. Me rappelle la cabane de mon grand-père maternel… J’adorais ce lieu d’un autre temps, avec ses odeurs… C’est un moulin à aube ?

  3. Le fer… ou le plomb si on en juge par l’arrière plan , derrière la vitre un peu salopée… N’ayant pas le cerveau qui convient pour apprécier ce genre de lieu pour moi très dissuasif je m’en tiendrai à la photo et à son potentiel d’évocation de désir d’échappatoire, fort bien suggéré. Et bien cadré avec ce plan oblique, cet éclairage qui accable la lourdeur des matériaux, la touche de lumière sur le rebord externe de la fenêtre , le lointain et ses mystères… Belle photo vraiment!

  4. J’aime beaucoup ses ambiances de poussière, de toiles d’araignées. Le rangement approximatif comme si le locataire des lieux devait revenir juste tout à l’heure et qu’il n’est jamais revenu … Ces lieux vivants lentement abandonnés et sombrant dans l’oubli : belle image et un excellent traitement avec ses gris-poussière très doux !

  5. Bien reçu ton message Pierre, mais arrivé directement sur mon adresse de messagerie. Normal ?
    Je note en tout cas que c’est bien une roue à aube qu’on aperçoit derrière la vitre, destinée à actionner les tours métallurgiques. Merci à toi.

  6. Belle mise en valeur de la matière (métal, verre) et de la lumière par un tirage impeccable. Cet atelier, une lieu de création peut-être, mais aussi un refuge pour se mettre provisoirement en retrait du monde…

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