Henri Cartier-Bresson in Paris, 1992.




Pierre Grave

Passionné de photographie depuis plus de quarante ans, j'apprécie en particulier le portrait et le paysage même si les vues de portes et fenêtres ou celles des salles et terrasses me semblent riches d'évocation d'intimité humaine. La photo est pour moi un moyen d'expression privilégié, une vaine lutte contre le déroulement inexorable du temps et le moyen de faire perdurer des instants de plaisir, d'étonnement ou d'admiration. En ce qui concerne mon matériel photographique, je fais partie des originaux, adeptes de la marque Olympus, tant en numérique qu'en argentique. Pour mieux me connaître, voir mon site: www.PierreGrave.org Matériel: Olympus E3, objectifs: Zuiko Digital, 12-60mm (f2,8), 14-45mm (f 3,5), 40-150mm (f 3,5), macro 35mm (f 3,5), Pancake 25mm (f2,8), 70-300mm (f'-5,6), 9-18mm (f4), flash annulaire Metz, flash Olympus FL-50R Olympus OM2 Spot/program, objectif: Zuiko 50mm (f1,4), Zuiko 28mm (f2) zoom Zuiko 50-250 mm F5, Zoom Sigma 28-70 mm (f3,5-4,5) Je possède aussi un Yashica A 6X6, 80 mm ainsi qu'un Mamiya 645 avec trois objectifs 55, 110 et 150 mm Je viens de compléter cette panoplie par un Fuji X20.
8 Commentaires
  1. Autoportrait éponyme.

  2. Ému par ce cliché, peut-être parce que je m’interroge toujours sur la finalité de l’exercice de l’autoportrait. Que veut-on montrer en parlant de soi ? Ici je vois la montre, la concentration, les doigts un peu figés, les lunettes, l’air un peu grave…
    Ravi de te voir en photo, Pierre, mais quel message derrière l’emblème du temps qui passe (cette montre en gros plan) ? Est-ce l’heure du goûter ? Est-ce la fameuse montre qu’il faut avoir à son poignet passé 50 ans ?
    Plein de questions (existentielles ?) me viennent à l’esprit devant ce beau portrait.

  3. J’aime bien cet auto-portrait même si j’aurai été plus classique en cadrant un peu plus à gauche pour mieux dégager le regard … mais ici, la signification est différente, moins portrait que pensée comme si ce qu’il y avait de plus important était ce qu’il y a derrière la tête ! “Réflexion” aurait été un titre plus adapté. Un beau portrait avec un beau traitement !

  4. Il est vrai que l’on est tous caché derrière nos pseudonymes et nos photos et je découvre quelqu’un de vivant là où il n’y avait qu’images … je crois que je partage aussi un peu l’émotion de Matoufilou …
    Cela me refait penser à la disparition d’Alain Michel Boley alias AMB ou Bolerophoto il y a presque deux ans qui m’avait plus touché que je l’imaginais alors que je ne connaissais de lui que ces photos et ces commentaires … j’aime venir voir les photos des autres et y montrer les miennes et discuter de notre passion commune et cela nous rapproche plus que nous ne l’imaginons … Amitiés à tous !

  5. Merci Matoufilou d’avoir réagi ainsi me permettant de réfléchir au pourquoi de ce genre photographique qu’est l’auto portrait.
    Comme vous le savez, cet exercice à l’apparence narcissique n’est pas nouveau et son application photographique a depuis longtemps été précédée par son utilisation dans la peinture, le dessin et la sculpture.
    En effectuant récemment une visite guidée de l’excellente exposition des œuvres de Martine Frank au musée de l’Elysée de Lausanne, le conservateur Marc Donadieu nous a expliqué que la célèbre photo de Henri Cartier Bresson dessinant sa propre image devant un miroir était un cadeau fait à son épouse car il détestait comme tant d’autres photographes être photographié.
    A l’inverse, de nombreux artistes ont fait de l’auto portrait une spécialité allant parfois jusqu’à être leur seul modèle mais nombre de photographes célèbres, sans aller jusque là, se sont un jour ou l’autre essayé à cet exercice, souvent en photographiant leur reflet dans un miroir ou une vitrine. L’exemple qui me vient tout de suite en tête est celui de Vivian Maier, un livre entier ayant été consacré à cette partie de son œuvre.
    Ne parlons pas de la mondiale épidémie des « selfies » qui pour certains « smartphoneurs » représente 90 % de leur production instagrammeuse…
    En ce qui me concerne et sans oser me comparer à toutes ces talentueuses célébrités, j’avoue qu’ il m’est déjà arrivé plusieurs fois depuis une cinquantaine d’année de passion photographique d’utiliser ma personne comme sujet de mes photos.
    Ce n’est cependant pas mon thème préféré et je crois que c’est la première fois que je publie ma propre image sur LVEG.
    Il me semble que ma motivation principale pour l’auto portrait est celle de l’exercice photographique (lumière, décor objectif, réglages) en l’absence d’autres modèles. Ayant depuis longtemps et très souvent photographié mon épouse, mes enfants et mes amis et étant d’un naturel timide m’empêchant de solliciter des inconnus, le recours à l’auto portrait est probablement pour moi une facilité bien que techniquement il n’en soit rien et qu’il est à mon avis beaucoup plus facile de photographier autrui que soit même.
    Quant aux spécificités de cette photo dans laquelle je suis pensif et « grave » comme mon pseudo, je dois avouer que je l’ai choisie parmi plusieurs autres, plus souriantes, de profil ou de face car j’aimais globalement et subjectivement le résultat comme je l’aurais fait durant mon editing pour un autre modèle.
    Pour ce qui est de la montre qui, il est vrai, est très visible sur cette photo compte tenu de la pause, sachez qu’il s’agit d’une montre suédoise que j’apprécie beaucoup, plus modeste que celle évoquée malicieusement par Matoufilou. Sa présence n’est pas forcément un hasard car, outre ma passion pour la photographie je suis aussi mostrophiliste à mes heures…

  6. Merci Pierre. A la fois pour l’autoportrait et pour l’exercice d’explication, très éclairant et qui rend d’autant plus touchant cette timidité qui s’expose.
    Quant à Alain-Michel Boley, qui fut l’une des grandes figures d’LVEG, j’ignorais sa disparition. Et je partage ton point de vue, Estienne, sur les étranges et belles amitiés qui se nouent ici, par l’intercession de ces photos et de ces commentaires.
    On s’attache sans prendre garde.

  7. Jusqu’ici, je n’avais pas pensé que Grave fut un pseudo. Il apparaît bien choisi à la vue de cet autoportrait ainsi qu’à la lecture de cette explication éclairante.

  8. Je vais finir par tout dévoiler…
    En fait Grave n’est pas vraiment un pseudo puisqu’il s’agit du nom de jeune fille de ma mère que j’utilise depuis ma jeunesse pour mes activités artistiques (photo, écrits, musique)

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