Depuis la Rhune (commune de Sare), en regardant vers le pays basque espagnol.




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
11 Commentaires
  1. “Pourtant, que la montagne est belle”… Top !

  2. Montagne mythique où l’on croise les pottiocks.

  3. Mon garçon en a un dans son lit depuis deux ans (en peluche).

  4. Que sont tous ces points blancs et notamment sur la partie basse de la photo ? Négatif scanné ?

  5. Nous avons les Pottioks côté nord et les Bedous côté sud : les brebis (je ne sais pas comment on dit en basque). Quant aux points lumineux le long de la route, je pense que ce sont des baliveaux, déjà en place dès l’automne. Et ce n’est pas un négatif scanné.

  6. Le ruban de la route est bien mis en valeur par la lumière et le cadrage. J’aurais peut-être sous-exposé légèrement le versant tout à gauche pour accentuer encore plus ce ruban et équilibrer l’image. Cette photo m’en évoque une autre que j’ai dû prendre à peu près du même endroit il y a longtemps. Je vais chercher…

  7. @ Monsieur HR : J’avais un doute, mais après recherche je confirme que le cheval traditionnel basque s’écrit Pottok (mais se prononce bien Pottiok).
    @ JLB : Si tu retrouves ton cliché, ce serait intéressant de comparer le point de vue… Quant à la gauche légèrement surexposée, je penche pour un effet de la brume en cours de dissipation au moment du déclenchement. J’ai foncé un peu les clairs avant publication, mais la nuance est fragile et l’autre côté se trouve vite déstabilisé.

  8. C’est juste.

  9. Je trouve la lumière bien rendue avec ce traitement et j’aime ce chemin qui nous conduit vers la lumière.

  10. je pense à ça en voyant ça…

    Richard Long dit que sa démarche c’est la marche. Il arpente. Quand on arpente on pense. Il aime les déserts, tout ce vide au-dessus de la tête. Il n’y a rien que le sol aride. Il fait un cercle de pierre, prend sa photo et puis il remet tout en place pour ne pas déranger la nature. Plus tard, sous un soleil écrasant, il sort une antique cafetière en émail remplie d’eau et dessine de son bec ébréché de minces tracés de fleuves immenses : l’Amazone, le Zambèze, le Nil…

  11. Arpenter, penser, capter, ne pas déranger… C’est une jolie leçon, merci Brigitte.
    Et merci Blagapart.

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