Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
8 Commentaires
  1. Une image à la poésie peut-être plus sombre que la précédente… J’attends vos avis.

  2. Voila pourquoi l’homme serait un loup pour l’homme ?

  3. Tu peux préciser ta pensée, Monsieur HR ?

  4. Je vois une gueule de loup sur le ventre de cette femme enceinte. Serais je sujet à des hallucinations ?

  5. Les yeux, le museau, effectivement, c’est troublant. Je n’avais pas vu et cela ajoute une histoire à l’histoire. Merci Monsieur HR.
    L’idée d’hallucination par ailleurs me paraît pertinente : l’ensemble de la scène est hallucinatoire.

  6. Une image dont le traitement se rapproche d’un négatif, avec des clairs qui s’assombrissent et des ombres qui sortent de leur cachette, comme pour dire qu’une autre histoire est possible. Monsieur HR a d’ailleurs déjà bien commencé, et l’imagination de chacun continuera!

  7. Quant à moi, des images de Terminator me reviennent, quand les corps se reforment à partir de métal.
    Mais Terminator, c’est moins sexy !

  8. Le loup, Terminator, on peut aussi penser à ces aliens qui prennent possession des corps… Dans mon esprit, l’effet gélatineux faisait référence au placenta. Et je voyais cette femme à la grossesse bien avancée comme se rêvant dans son propre ventre.
    Fantasme de noyade placentaire certainement très masculine.
    Plus prosaïquement, je voulais conserver la couleur bronze du corps, que je trouvais intéressante, et habiller la partie gauche, un peu vide. D’où cette idée de montage.

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