Dimanche 22 novembre, 17h20 à Versailles.




Olivier R.

A propos de moi... Je vis au Havre, j'aime la photographie contemporaine sans oublier celle qui fut à l'origine de mon intéret pour l'image. Si ce n'est pas clair pour vous, sachez que ça l'est encore moins pour moi. Mon espace photographie... Andreas Seranno, James Natchwey, Michel Comte, Jeanloup sieff, Hiroshi Osaka, David Lynch et bien sûr Portishead.
54 Commentaires
  1. On peut souligner la force de l’interprétation de l’artiste, son caractère subjectif et s’interroger sur la profondeur du sentiment et l’altération ou la sublimation de l’émotion que l’auteur projette malgré lui. A moins que dans un élan calculé et fantasmagorique l’auteur ait voulu saisir son lecteur en l’emmenant sur le chemin d’une pensée chimérique presque ostentatoire mais non dénuée de sens philosophique en rapport avec la grandeur des éléments.

    En même temps (pour s’exprimer à la manière des NAP) les frondaisons telle une vague sombre et fantomatique ne constituent-elles pas une infranchissable barrière qui cache la pensée de l’auteur, ou à tout le moins ne la laisse qu’entrevoir au même titre que les nues tourmentées que l’on devine en arrière plan, révélant le vrai message de l’artiste qui au final se perd dans un infini insondable avant de devenir liquide comme l’ondée salvatrice qui menace ?

    De quoi demain sera-t-il fait semble interroger l’artiste qui donne à voir qu’au delà des barrières et des horizons toujours repoussées se dissimulent le pire comme le meilleur laissant le lecteur à son sort de modeste humain face à une nature triomphante, improbable, imparable, rayonnante, dominatrice, exigeante, méprisante, royale et victorieuse.

    Laissant ainsi interrogatif sur la relativité des choses de la vie que seul un u-point pourrait troubler définitivement !

    Et comme disait JEAN LOUP SIEFF : demain le temps sera plus vieux

    AMEN

  2. Je crois que Bruno a fait une superbe analyse.. 😉
    Je ne sais pas si j’aime la séparation visible.. ou non.. 😉

  3. Je trouve l’atmosphère du moment parfaitement bien rendu.

  4. Il est difficile de passer après Bruno!
    Ce diptyque me plaît terriblement!
    De mon côté j’aime la séparation centrale, si je suis autorisée à l’éclairer avec son titre “renaissance” :-).

  5. Bruno, euh comment dire, j’ai une photo de chaussette dont je ne sais que faire…
    tu ne voudrais pas me la commenter? 🙂
    Bon Tinange,le commentaire qui tue: c’est beau! j’aime bien!

  6. Renaissance, quelle gourmandise Tinange!;-) La mort gagne toujours haut la main !
    E Klein dans “les tactiques de Chronos” conclut: “Il faut apprendre à aimer l’irréversible” Alors grignoti, grignota, grignotons la (mort) avec gourmandise! Magnifique mouvement d’une finitude infinie…

  7. La chaussette te remercie Marie !

  8. C’est l’amour ou les amours qui la grignote! 😉

  9. 1. J’ai aimé tout de suite.
    2. Je n’avais même pas remarqué la séparation.
    3. Même le sachant je continue à ne pas (ne veux pas) la voir, donc pour moi c’est une seule image, le sommet d’une superbe butte au clair de lune nuageux dans les superbes teintes au “© Tinange”.
    Bravo !

  10. J’aime bien la lumière, ou plutôt son absence… L’atmosphère qui s’en dégage est très mélancolique et bien rendue. La séparation ne me gène pas.
    Elle me fait penser à la serie “sentinelle” de flog.. J’apprécie.

  11. MARIE ,
    Si tu ne sais que faire de l’image c’est peut-être que tu as déclenché sans réfléchir. La question est donc de savoir ce que révèle l’instinct (ou l’intuition c’est selon). Une autre question est “to be or not to be” au travers d’une démarche artistique. Ou d’une façon plus concrète : s’agit-il d’une vieille chaussette ? ou d’un vieux fantasme ? Et enfin à quel moment est née l’image ? avant le déclenchement, pendant, après (à la sortie du révélateur ou de l’écran) ou lors de la mise en ligne.
    Comme tu le vois, et c’est bien connu, il y a toujours du jus dans une chaussette.

  12. héhé, je pense que je vais en faire une pour de bon 😉

  13. Merci à tous pour vos commentaires.
    Bruno… Je crois que tu es mûr pour postuler chez Art-Press, attention toutefois j’ai peur que tes propos soient encore trop intelligibles, mais avec un peu de travail tu peux y arriver.
    Yvap… pas surpris (et heureux !) qu’elle te plaise. Pour la séparation, je préfère parler de barre inter-image (nostalgie nostalgie !) ma seule interrogation a porté sur sa largeur, pour finalement la caler raccord avec les troncs.

    voili voilou… maintenant je passe au tirage sur de l’Hahnemuhle PhotoRag Bright White… en 40×60, pour voir… 😉

  14. Ne te donnes pas cette peine, si tu trouves le raccourci clavier, je te fais une critique d’une photo virtuelle.

  15. On ne peut pas tous avoir la même sensibilité, la même perception des choses sans pour autant être indifférent (ce qui est loin d’être le cas) à cette photo.
    J’ai préféré que d’autres s’expriment bien mieux, avec justesse et avec maestria avant moi, bien que j’ai du mal à saisir “pensée chimérique presque ostentatoire”.

    Je me demande pourquoi ce tirage est-il si dense alors que j’y devine une dentelle d’une merveilleuse finesse, j’imagine que l’on pourrait me rétorquer que sans cette densité l’on aurait un paysage bien léché mais qui n’apporterait pas de questionnement (?)

    Moi ce qui m’a tout de suite surpris, c’est ce ciel qui paraît être identique (mais inversé) sur les deux images bien que le “décor” soit différent.

    La “barre inter-images” moi j’y vois une rupture du temps.

    Quand au tirage il risque d’être génial.

  16. Génial peut-être pas mais pas mal, j’espère bien !
    Merci de ton passage Bernard. Jamais d’indifférence dans mes non-commentaires, au delà des sensibilités autres, je n’ai pas forcément un avis sur tout. Et pour être tout à fait honnête, je fonctionne au coup de cœur et il est très rare que je m’attarde sur une image qui ne me parle pas.
    Et si ce diptyque est aussi dense, c’est aussi pour se laisser deviner.

  17. merci de la réponse

    … et revient éternellement, en boucle, le problème de l’écran !
    à la maison deux écrans en fin de vie réglés au maxi de leurs possibilités et au bureau réglés avec une sonde (mais malheureusement sur une seule même carte) un des deux écrans me permet de voir toutes les subtilités…

  18. Il n’y a pas de secrets Bernard, pour un bon écran il faut casquer. Je travaille sur un portable Apple étalonné mais je ne m’aventure pas à de la retouche fine dessus. J’édite, je classe, je pré-traite en enregistrant mes modifs en Raw, mais le vrai travail se fait à la maison sur un écran arts-graphiques (qui à lui seul coûte le prix d’un iMac de bureau).
    Suite aux tests de Maxime Champion (notre regretté “Le Photographe”) j’ai trouvé mon bonheur avec ça… NEC Spectraview

  19. Pour moi, tout est dans la “barre inter-images” (et à la répétition des mêmes arbres dans les deux image qu’elle autorise). Je vais à nouveau renvoyer au punctum de Barthes : le détail qui fait la photo.

    Sur la densité : elle est probablement exagérée (plus précisément exacerbée) par rapport à la “réalité” du moment. Mais elle traduit bien ainsi le sentiment d’obscurité de fin du monde que l’on peut avoir devant ces ciels orageux. Le sujet est cette obscurité, pas les arbres.

  20. cette perfomance est d’un snobisme.. encore plus cette femme qui trouve ça, dit-elle, merrrveillleuxxx..

  21. N’ayant vu que les images sans le son …
    l’idée d’offrir des photos par millier est généreuse,mais le traitement infligé à celles-ci,dégradant!
    l’arrivée en sac poubelle,dépôt des ordures au sol,brassage … Bref,sans le son, il ne me reste q’une impression d’insolence pour le travail de ces inconnus photographes !
    ( sur une table et des traiteaux, aurait été plus révérencieux …)

  22. Marie, il faut vraiment que tu aies le son !
    C’est une performance, un hapenning papy bobo parisien.

    Quelques phrases (découpées) des intervenants successifs de cette vidéo, pour toi :
    …(fabien) montrer que la photographie peut être autre chose que quelque chose d’obligatoirement très cher, c’est normal que çà puisse être cher…; … super concept…;…je suis abbssoluummmment fasscccinnnéeee (le dire en roucoulant) car çà me rappelle quand j’étais enfant…;…la photo c’est une pratique sociale… c’est une trace d’amour, j’ai envie d’avoir des traces d’amour… (répété quatre fois).

    Son discours n’est pas immédiatement compréhensible, mais grossomodo il en ressort pour moi qu’il oppose la photo œuvre d’art chère, élitiste, à la photo pratique sociale populaire échange (de traces d’amour) entre les gens.

    Mais du coup je ne vois pas l’intérêt de déchirer les photos qu’il a apporté dans les sacs.
    Par contre je comprends mieux qu’il les offre aux gens dans une genre de grande braderie gratuite sauvage (il ne pouvait évidemment pas apporter des trétaux au Louvre), quitte pour lui à mettre en place ensuite ailleurs une zone d’échange, ce que je pense nous faisons ici sur LVEG.

    Maintenant vous le savez, je vous envoie des “traces d’amour” ! 😉 😉

  23. Ordi neuf,mais carte son déjà en rade 🙁

  24. tinange
    Je le sais déjà.
    Je viens de tester des Eizo 24″ 1920×1080 (un orienté vidéo et l’autre arts graphiques) qui sont excessivement proches des meilleurs Quatro de LaCie que l’on retrouve dans tous les studios professionnels (je ne suis pas encore payé pour la pub).

    Eizo excellent mais il faudrait débourser 1200€, et il faudrait rajouter une sonde de calibration…
    là je ne pourrais plus offrir de fleurs à la belle de mon cœur 😉

  25. Il n’oppose pas la photo d’art chère à la photo “pratique sociale échange”, il dit que les deux sont là. Et souhaite qu’on parle un peu, juste un tout petit peu, des autres types de photos aussi.
    D’autre part il n’a pas déchiré les photos (!), il demandait aux gens qui l’accompagnaient de déchirer les sacs (pas pareil Bernard!). Pour faire une pyramide de photos.
    Moi j’ai trouvé l’idée plutôt bonne. Pour les gens qui étaient là, je pense qu’il y avait une vraie jouissance de la recherche, trouver son trésor à soi dans cette pyramide.
    Pour tout vous dire, j’aurais adoré chercher moi aussi dans cette montagne d’images…

  26. ben alors il me manque vraiment le son à l’image 🙁
    Parce que je n’ai rien vu de celà snif.

  27. Je viens de contacter Fabien Breuvart pour lui proposer d’intervenir sur ce fil.

  28. oui çà c’est bien 😉

  29. Dans une démarche qui peut paraître à première vue identique (je n’en sais pas plus) je vous propose le lien suivant (à Nogent-sur-marne) :
    http://www.ma-bernardanthonioz.com/fr/

    Gimili mon oreille a fourché et le clavier s’est emballé sur “déchirure” comme quoi quand on survole.

    Tu remarqueras que moi aussi je trouvais l’idée plutôt bonne une fois passé le discours que je saisissais en partie 😉
    Petite remarque, mais il nous le dira s’il vient ici, il me semble que sa démarche n’est pas passé dans l’esprit de tous les gens présents, en tous cas le reportage, le montage qui en est fait, ne le laisse pas transparaître vraiment et je trouve n’est pas très clair.

  30. pour plus de lisibilité on ne pourrait pas copier les commentaires de chacun sur “Photofloue” ? Si tout le monde est d’accord, bien sûr.

  31. [HS] Quand on est joueur, il est possible de se faire interdire de casino… Moi pour finir mon taf et avoir une chance d’accrocher mon expo vendredi, il faudrait que je me fasse interdire de LVEG…
    (pas à la Jospin, hein ! mo-men-ta-né-ment !)

  32. C’est un peu pareil avec mon travail à finir

    Eh Monsieur fait une expo de photos à quel endroit ? (Pas mal la pub déguisée) 😉

    Quand à transférer les coms, l’idée est bonne, mais mon premier qui se voulait un poil moqueur et un poil humour je ne le vois pas circuler partout tel quel.
    Ben oui après coup en s’aperçoit qu’il y a parfois des touches de clavier qui s’emballent toutes seules. On est là entre gens qui se “connaissent” et puis hop un petit mot de travers…

  33. Quand il y a trop de mots, inévitable qu’il y en ai de travers …

  34. @tinange : je n’ai hélas pas l’éloquence de Bruno dans le domaine des raisonnements encéphalo-gastriques (P. Desproges), je me contenterai donc de vous dire que j’aime beaucoup votre photo qui dégage une vraie force dramatique. félicitations !

    @Marie : si Bruno veut faire une nature morte j’ai un caleçon qui traîne… 🙂

  35. Je viens de regarder la vidéo : en effet c’est très “parisien” mais en même temps où trouver autant de public pour une telle démarche.

    Ça tient du happening c’est sûr.

    Maintenant on aurait pu éviter les poncifs genre photos = traces d’amour. C’est débile et réducteur. Une chance que la photo soit celà et bien autre choses c’est le principe de la subjectivité du photographe d’un côté et du spectateur de l’autre.

    Quant au fait que la photo soit trop chère : énoncer ce genre de choses à l’heure du numérique est d’un aveuglement total. Jamais il n’a été aussi facile de produire de l’image et de la montrer.

    Je pense que ce monsieur est dans l’air du temps où la provocation fait recette.

    En résumé on fait de la forme faute de pouvoir faire du fond. Je comprends c’est plus difficile et ça fait moins recette.

  36. Moi je pense au contraire que Fabien Breuvart est sincère. Et il a tout simplement choisi la plus grande foire de Photographie pour s’exprimer. Et si snobisme il y a, c’est du côté des galeristes et des collectionneurs spéculatifs qu’il se trouve. Imaginez que chez les galeristes, cette année, certains ont pris le risque de ne pas avoir de MacBookPro sur leurs stands… je vous jure, j’ai vu des Dell ! Quand à la dame à l’accent marqué (je pense que tu faisais référence à elle, flo) elle n’a pas dit “merrrveillleuxxx..” mais simplement qu’elle trouvait ça très beau, que certaines photos lui rappelaient sa jeunesse.
    Ou est le snobisme ?

  37. Autant je peux apprécier le formidable travail qu’il a fait avec ses portraits de famille, le rôle social évident qu’il joue.. mais là..le snobisme c’est d’amener des photos dans des sacs poubelles de les balancer sur le sol de façon très peu respectueuse dans un lieu comme celui ci, où toutes les photos sont manipulées avec des gants blancs, et où le moindre tirage coute un bras..Comme la FIAC,on le sait: ça s’appelle le marché de l’Art, et ça ne date pas d’hier.
    et surtout de dire en gros “aimons nous les uns les autres”, je trouve ça d’un ridicule achevé..
    S’il avait envie de ce genre d’exploit, et surtout qu’il soit compris, il fallait qu’il le fasse ailleurs, ça aurait pu être plus intéressant: et quand il dit qu’est ce que c’est beau, magnifique, son discours n’est pas loin d’être un prêche !: j’ai envie de rire.. et la femme qui prend la parole: elle a l’air de découvrir que les photos de famille, ça existe !!
    Rien ne vous gêne ? alors réclamez lui un peu d’amour !!

  38. Philippe a demandé à ce que le débat se poursuive sur photofloue 😉 … il a fait un espace pour … 😉

  39. là d’accord avec toi flo !

  40. pour moi, ça s’arrête là 😉

  41. Ben oui quoi, faut écouter Philippe… et Marie ! 😉

  42. @ Tinange : Désolé de répondre si tard, (pas trop le temps de consulter LVEG actuellement). Image intéressante, j’ai les mêmes doutes que Flo sur la séparation visible. Ton expo, c’est où et quand ?

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    Je pense comme Sylvain que tu as eu la dent un peu dure.
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    @tous… J’ai supprimé le commentaire de notre ami lpx, ma réponse (que je maintiens comme réponse proportionnelle)
    et les commentaires suivants y faisant référence. merci de ne pas remettre le couvert et passons à autre chose.

  43. Quand à mon expo, c’est le rendu du travail “Urbanite(és)”.
    Elle commence demain (!) salle Jean Prévost, à Saint-Etienne-du-Rouvray.

    Un article dans le dernier numéro du Stéphanais

  44. tinange,
    dans l’article il y a un “olivier roche” et un “olivier gosse”, un problème de frappe ou bien l’un fait des photos et l’autre s’est intéressé à la parole ?
    @+

  45. parfois olivier rosse mais aujourd’hui c’est olivier bosse ! 🙂

  46. Parfois sale gosse! 🙂

  47. C’est fait. Accroché et l’ensemble (quinze portraits de Stéphanais et vingt paysages urbains) scindé en deux parties dans un même espace qui n’est pas un espace d’expo, tient à peu près la route. Encore une fois une expo lastminute.com 😉
    @Bernard, nous sommes deux à intervenir sur Saint-Etienne, Olivier Gosse travaille avec les habitants sur les témoignages de vies et retravaille le tout en formes poétiques brèves.

  48. Ouf ! on va pouvoir lui parler normalement ! 8)

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