La « déchirure » propre à la photo, c'est qu'elle ne fait exister son objet qu'en le faisant disparaître.
9 Commentaires
M.RVR
sur 27 décembre 2025 à 16h06
Je ne connaissais pas, c’est bien joli.
Estienne
sur 27 décembre 2025 à 16h12
Architecture troublante … on hésite à situer le bâtiment … intéressant !
Matoufilou
sur 27 décembre 2025 à 17h04
Nous sommes à une douzaine de km à l’Ouest de la capitale bretonne. Un certain Julien Thierry, drapier à Rennes, a acheté et fait agrandir ce domaine.
La Bretagne à l’époque est riche, à travers le lin et le chanvre, de ses draps et toiles, qu’elle exporte, notamment vers la Flandre, grande puissance maritime. L’époque en question est l’âge d’or breton, le moment où le territoire se couvre de calvaires, tous plus monumentaux et créatifs les uns que les autres. C’est l’âge d’or des maisons de pierre, qu’on érige partout dans les bourgs. Julien est devenu le grand argentier du duc François II, puis de sa fille, Anne de Bretagne, dont on connaît la destinée royale (double reine de France et grand-mère de François 1er).
Le Bois Orcan a été une découverte pour moi dimanche dernier. Il sort d’une longue période de travaux et de fouilles, et son mobilier intérieur est d’une richesse incroyable. Tout est d’époque. Le mobilier d’Ambroise et Chambord réunis, c’est vous dire !!! La construction est de la fin du XVe siècle, et je suis resté sur le cul. Ce château du Bois-Orcan mérite le détour. On doit sa réhabilitation au fondateur de l’Oréal, qui s’en est épris et a mobilisé sa fortune pour rassembler ces pièces et faire restaurer le château “à l’identique”. Et c ‘est une incontestable réussite.
Non seulement tu as raison, Hervé, de rappeler tout ce qu’il y a de sujet à caution dans cette boite depuis son origine, avec de multiples problématiques scandaleuses, mais je suis surtout allé vite en besogne en parlant du fondateur de la société en question. Le M. dont je parle, et qui a acheté le domaine en 1990, a fait son pa
Matoufilou
sur 28 décembre 2025 à 15h06
… y a fait son parcours de 1953 à 1994, finissant à un poste important. Il y a joué un rôle, incontestablement, et de premier plan, et on ne peut donc l’exonérer des dérives constatées, mais ce n’est pas à ce titre que je le louais, évidemment. Ce que je mettais en avant, c’est le rôle joué pour réhabiliter ce château à la croisée du médiéval et de la Renaissance. C’est plus facile, certes, quand on a du fric et des relations (dont certaines vraisemblablement sont douteuses, j’en conviens), mais il me semble qu’il a mis du cœur à l’ouvrage — et ce que j’ai vu ici c’est le résultat, qui m’a semblé remarquable.
Le fait d’avoir beaucoup d’argent n’est pas une tare, l’usage qui en est fait est parfois douteux mais parfois, comme ici, le résultat est de qualité ! Bravo M. !
Je ne connaissais pas, c’est bien joli.
Architecture troublante … on hésite à situer le bâtiment … intéressant !
Nous sommes à une douzaine de km à l’Ouest de la capitale bretonne. Un certain Julien Thierry, drapier à Rennes, a acheté et fait agrandir ce domaine.
La Bretagne à l’époque est riche, à travers le lin et le chanvre, de ses draps et toiles, qu’elle exporte, notamment vers la Flandre, grande puissance maritime. L’époque en question est l’âge d’or breton, le moment où le territoire se couvre de calvaires, tous plus monumentaux et créatifs les uns que les autres. C’est l’âge d’or des maisons de pierre, qu’on érige partout dans les bourgs. Julien est devenu le grand argentier du duc François II, puis de sa fille, Anne de Bretagne, dont on connaît la destinée royale (double reine de France et grand-mère de François 1er).
Le Bois Orcan a été une découverte pour moi dimanche dernier. Il sort d’une longue période de travaux et de fouilles, et son mobilier intérieur est d’une richesse incroyable. Tout est d’époque. Le mobilier d’Ambroise et Chambord réunis, c’est vous dire !!! La construction est de la fin du XVe siècle, et je suis resté sur le cul. Ce château du Bois-Orcan mérite le détour. On doit sa réhabilitation au fondateur de l’Oréal, qui s’en est épris et a mobilisé sa fortune pour rassembler ces pièces et faire restaurer le château “à l’identique”. Et c ‘est une incontestable réussite.
Je ne partage pas ton enthousiasme pour les fondateurs de l’Oreal: https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Or%C3%A9al
Non seulement tu as raison, Hervé, de rappeler tout ce qu’il y a de sujet à caution dans cette boite depuis son origine, avec de multiples problématiques scandaleuses, mais je suis surtout allé vite en besogne en parlant du fondateur de la société en question. Le M. dont je parle, et qui a acheté le domaine en 1990, a fait son pa
… y a fait son parcours de 1953 à 1994, finissant à un poste important. Il y a joué un rôle, incontestablement, et de premier plan, et on ne peut donc l’exonérer des dérives constatées, mais ce n’est pas à ce titre que je le louais, évidemment. Ce que je mettais en avant, c’est le rôle joué pour réhabiliter ce château à la croisée du médiéval et de la Renaissance. C’est plus facile, certes, quand on a du fric et des relations (dont certaines vraisemblablement sont douteuses, j’en conviens), mais il me semble qu’il a mis du cœur à l’ouvrage — et ce que j’ai vu ici c’est le résultat, qui m’a semblé remarquable.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/restauration-du-bois-orcan-reveiller-la-belle-endormie-1353920
Je comprends mieux .
Le fait d’avoir beaucoup d’argent n’est pas une tare, l’usage qui en est fait est parfois douteux mais parfois, comme ici, le résultat est de qualité ! Bravo M. !