Peintures de guerre II




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
5 Commentaires
  1. Punk de colère !

  2. Peu de succès pour mon cliché.
    La photo est loin d’être géniale, j’en conviens, et j’imagine volontiers ce qu’aurait pu en faire un Ben, qui fut spécialiste ici des friches urbaines, notamment rennaises, mais il y avait tout de même un petit sujet, entre tristesse et colère.

  3. Pour faire davantage sens, je joins en complément deux photos prises sur place le même jour.
    Cette friche alternative, elle n’est pas seulement terre de tristesse et de colère, elle est aussi terre de vie et de créativité. Et au bout du compte terre de poésie.

  4. En matière de photo, je ne suis pas sûr que la première soit la meilleure des trois ! Elle aurait notamment besoin d’un redressement de la perspective …

  5. L’idée, un peu foutraque c’est vrai, était de montrer, via cette drôle de perspective, qu’il y avait partout des graffs, de la superposition, de la réécriture…
    Je viens de retourner voir les séries de Ben sur l’urbain, les friches urbaines, notamment la série des Urbex, et je me dis qu’il fait partie de tous ces gens qui ont marqué LVEG et qui manquent aujourd’hui.
    Ces “peintures de guerre”, un peu sommaires je le reconnais, elles ont été faites en pensant à lui.

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