Ne nous arrêtons pas en si bon chemin… La brume ici nivelle tout, et la pluie battante brouille le reste.




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
12 Commentaires
  1. Je comprends mieux ce que tu entendais par détourer. Ici ça semble efficace.
    Mais si mon cendrier attirait trop l’attention dur ma publication précédente, n’en va t il pas de même avec la masse de rochers à la gueule ouverte et grimaçante sur la photo de gauche.

  2. Ressemblance/dissemblance. C’est tout le potentiel du diptyque.

  3. Moins convaincu ici, peut-être à cause de la paréidolie à gauche ou des trois ronds plus sombres à droite qui, du coup, me font penser à des taches sur le capteur. Par contre, en tant qu’habitant des brumes du Nord, j’apprécie les gris.

  4. D’accord avec Jean : des taches sur le capteur qui, ici, nous sautent à la figure !

  5. C’est un grain, il pleut, il y a du vent, l’écume vole, il a fallu 10′ de nettoyage minutieux derrière pour nettoyer le sel… Ce sont précisément ces taches qui m’ont intéressé, et qui disent cet extrême des conditions de la prise de vue.
    Quant au monstre surgissant de la brume, je trouvais qu’il allait bien avec ces taches et ces conditions extrêmes.
    D’où le diptyque… Prises séparément, ces photos n’ont pas un intérêt majeur, vous le soulignez bien et j’en conviens. Assemblées, elles se justifient l’une l’autre, s’appuient, se confortent. Enfin, me semblait-il.
    C’est tout l’objet de cette réflexion entamée sur le “plié en deux”.

  6. Qu’est ce que tu entends par plié en2 ?

  7. Il faut tout de même souligner qu’il y a un dialogue très net entre les deux photos et je suis peut-être resté en deçà de ce qu’il y a à voir! C’est loin d’être évident à faire et je m’y attelle sans aucun résultat pour l’instant !!

  8. @ Monsieur HR : = diptyque (sens littéral, du grec diptukhos, “plié en deux”).
    @ Jean : diptyque ou triptyque = “(…) sujet difficile car trouver le savant déséquilibre qui doit présider à cet exercice est une science inexacte où le ressenti est matière importante et donc éminemment volatil.” (Estienne, hier, commentant Les phares).

  9. Le grain, à droite, donne son sens à la vue gauche. De la tempête naît le monstre. De la rupture dans la mesure naît la démesure. C’est du moins ma lecture.

  10. Puis vous connaissez l’adage : “Qui voit Ouessant voit son sang…” Ce sont des taches de sang !!!

  11. Assez d’accord avec Jean et Etienne, surtout pour les taches noires , qui a la lecture n’évoquent pas vraiment cette tempête.

  12. Bien noté le scepticisme ambiant… Je ne veux pas non plus me décourager trop vite et vais vous proposer d’autres combinaisons dans les temps qui viennent.

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.