Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
15 Commentaires
  1. Bonne idée mais le décalage de tonalité et de de niveau me paraît trop important.

  2. j’aime beaucoup celle de gauche. Cet éclat de lumière sur l’écume…
    Belle année Matoufilou!

  3. M.HR a eu l’idée avant moi… Pour que le diptyque fonctionne peut-être suffisait-il de mettre l’horizon de la mer au même niveau.

  4. D’accord avec les horizons de niveau (comme dit ci-dessus) mais il faudrait aussi que celui de droite soit … “horizontal” ? On améliorerai déjà beaucoup cet ensemble même si cela risque encore d’être insuffisant …

  5. C’est une tentative. Je me doutais que les questions du niveau et de l’horizon “plane” allaient ressurgir. Sachant que j’ai opté volontairement pour le contrepoint, dans la tonalité, le niveau, la taille et le positionnement des phares. L’idée était de mettre en valeur la particularité de chacun des deux phares, quitte à déstabiliser le regard.

  6. J’avais bien compris qu’il s’agissait d’une tentative. L’exercice est difficile. Les leçons à en tirer profiteront à tous.
    Le regard est effectivement déstabilisé, mais cette déstabilisation ne sert pas ton intention de l’attirer sur les différences entre les deux phares.
    Bon, va falloir s’y remettre.

  7. Peut-être pas nécessairement, dans ce cas, avec celle-ci, dont j’entends qu’elle ne nous éclaire pas… Je vais continuer à bosser le contrepoint sur d’autres vues.
    Cela a été mon occupation de la semaine dernière, à l’heure du premier sommeil des enfants, et ce sera ma série de janvier.
    Pour le plaisir, je vais quand même vous remettre la Jument dans sa version d’origine, même si l’horizon n’est pas plane !!!
    Ar gazeg ruz. La jument rouge, comme on dit en breton.

  8. Bon finalement non, pas de Jument rouge, ça n’apporte rien de plus…
    Pour info, le phare de gauche, c’est la sortie du Conquet, et mon tout mène donc à Ouessant, vous aurez reconnu.

  9. Le phare qui m’est le plus familier est celui du Grand Jardin en arrivant sur Saint Malo.

  10. Diptyque, tri … ou autres insectes, un sujet difficile car trouver le savant déséquilibre qui doit présider à cet exercice est une science inexacte où le ressenti est matière importante et donc éminemment volatil. Les enfants ont intérêt à être sages …

  11. Pour te donner une idée des réflexions contrastées que l’on peut recueillir : https://www.lavieengris.com/?p=68273
    Tout le monde n’est pas d’accord mais cela reste une recherche intéressante !

  12. Oui, c’est une prise de risque intéressante, graphiquement (c’est le cas de ton triptyque, que je trouve très réussi), mais aussi sur un autre plan, que je ne saurais trop expliquer… D’où l’envie de creuser, pour voir où ça mène.
    Je pars d’un constat : depuis le début de mon parcours ici, il y a quelques mois, je teste un ressenti, avec une vue, et je le conforte, ou le corrige, avec une autre vue. Un modèle avec son complément, ou un modèle avec son contraire.
    Ce jeu de piste s’est imposé à moi sans intention préalable, au fil des pas, dès les premières photos…
    Entre ce qui sépare et ce qui réunit, ce qui diffère et ce qui ra/ressemble, la frontière est incertaine et parfois ténue. Et cette incertitude, ce flottement me vont bien (c’est comme Matoufilou : entre maths et philo, je n’ai jamais su choisir).
    Si bien qu’à force de poser une photo en contrepoint d’une première, l’idée de bosser sur le diptyque est presque devenue une évidence.
    Je verrais ensuite, en fonction de vos réactions, ce qui marche ou pas.
    Chouette perspective !

  13. J’aime bien l’idée de faire correspondre les deux photos , mais moi aussi j’aurais aligné les deux horizons , pour créer un fil entre les deux .
    Ce diptyque me rappelle un « cadavre exquis » que j’avais fait ,il y a déjà beaucoup trop de temps ,avec une de mes photos et une autre de Plume Moreno qui faisait se rejoindre “sa” Corse et “mes” Cévennes…
    https://www.lavieengris.com/?p=34711

  14. Beau travail, très intéressant !

  15. @ Henri : Ce cadavre exquis était excellent, avec deux très belles vues.
    Il jouait sur le rapprochement, mais je pense qu’on doit aussi pouvoir jouer sur la dissemblance.
    J’en ai rêvé cette nuit : avec le “plié en deux”, on multiplie les possibilités d’histoires. On met de la distance entre deux images proches, ou on rapproche deux images éloignées, et par là on introduit potentiellement de la profondeur.
    C’est le principe de l’image animée… Et c’est le même principe qui préside aux superpositions d’un GBertrand (avec en plus la technique distanciante du pictorialisme), aux montages d’un JMLG ou aux “bricolages” d’une Maria.
    @ Jean : Merci.
    @ Tous : Merci de permettre l’ouverture (ou la ré-ouverture) de ces champs d’expérimentation et de réflexion.

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.