Cathédrale de Tarragone, assez tard dans la nuit…




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
5 Commentaires
  1. Étrange composition … cet escalier menant au parvis qui tronçonne la cathédrale ne me convient pas, il est moins gênant pour le bâtiment à gauche car celui-ci est moins estropié.

  2. En m^me temps, c’est cohérent puisque cette cathédrale semble elle même tronquée, amputée du clocher qu’on s’attend à voir.
    Par contre, je m’étonne de l’aspect flouté des voutes à droite du portail.

  3. J’ai beaucoup photographié cette façade au fil de mes nombreux séjours à Tarragone. Elle est pour moi très inspirante. Mais sans jamais être totalement convaincu par mes vues. C’est que j’aime particulièrement je crois l’ambiance qu’il y a autour, ce mélange de sons et d’odeurs que la photo peut difficilement restituer. C’est pourquoi cette vue-ci, prise presque au débotté, sans pied, lors d’une très tardive virée nocturne, a retenu mon attention : hormis la prouesse d’une lumière d’ambiance, captée presque miraculeusement, j’y entends enfin cette petite musique que la journée me refuse (il y a toujours foule sur ces marches)…
    Le parvis, dans ce creux caché à la vue et qui tronque la façade, se trouve enfin plein de ce potentiel jusque-là toujours refusé.
    Merci Estienne et M. HR de m’avoir obligé à préciser mon intention.

  4. @ Monsieur HR : je pense que l’aspect flouté tient à l’orientation du candélabre qui éclaire la façade. Il est de biais et écrase les ombres à droite. On devine par contre au milieu les nids d’hirondelles (une petite rangée de points noirs au milieu).

  5. Merci pour ces précisions

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