
Je sais bien que, rue d’Belleville,
Rien n’est fait pour moi,
Mais je suis dans une belle ville :
C’est déjà ça.
Si loin de mes antilopes,
Je marche tout bas.
Marcher dans une ville d’Europe,
C’est déjà ça. (…)
IL y a un sac de plastique vert
Au bout de mon bras.
Dans mon sac vert, il y a de l’air :
C’est déjà ça.
Alain Souchon…
Invisible parce qu’on détourne les yeux mais immanquable : la chanson de Souchon accompagne bien ce déraciné ! De l’air dans son sac et aujourd’hui du soleil sur le quai de la Saône …
composition dynamique, tirage agréable et surtout sujet fort : on hésite entre le dormeur, le clochard et le cadavre dans sa housse …
Du soleil de l’ombre, une certaine douceur pour accompagner son sommeil au fil de l’eau.
Agréable promenade sur les quais, mais il fallait montrer l’ombre au tableau.
Merci à vous. “On hésite entre le dormeur, le clochard et le cadavre” dit Adrien Pairraud. J’ajouterai le réfugié …
La rive est perdante… Belle construction cependant.
Le personnage semble flotter entre plusieurs mondes.