La Venise aimée, c’est ce vieux quartier de Castello, encore habité par des gens de condition modeste, à l’Est de l’Arsenal, et qui s’étend jusqu’à l’île de San-Pietro. J’adore l’ambiance qu’on y trouve, et qui diffère selon les moments de la journée.




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
12 Commentaires
  1. Un emcombrement, plus sympathique que celui de la place des Doges, et bien restitué par ce cliché plein à ras bord.

  2. Quartier fort plaisant en effet! Même si on y voit peu d’habitants la photo par sa densité, rend bien compte de la vie et de l’animation qui peut y régner.

  3. @ GBertrand : Tellement d’histoires se racontent dans ce genre d’endroit qu’on ne sait par où commencer. J’aime bien ce principe de la saturation.
    @ JLB : C’est le dernier quartier de Venise qui parvient à vivre sans trop se préoccuper des touristes, même si là comme partout (et peut-être plus qu’ailleurs) les nouvelles pratiques de location ont des conséquences désastreuses sur les prix des loyers.
    Ce serait donc une photo ethnologique ? Cela me va. Merci à vous deux.

  4. Souhaitons qu B&B n’envahisse pas cet espace populaire.

  5. Ambiance restituée . Bravo

  6. Le linge aux fenêtres sera bientôt subsidié par l’office du tourisme, mais en attendant c’est un bonheur de voir vivre un quartier!

  7. Le linge sur ces fils comme autant d’étendards proclamant le refus d’une ville aseptisée.

  8. La ville n’est pas aseptisée, mais endosse de plus en plus son destin de Disneyland. ce qui veut dire beaucoup plus de cruauté dans l’exploitation des petites mains qui font tourner les attrape-touristes. Les quelques poches encore habitées par des gens qui pensent que c’est encore une ville exhibent un “pittoresque” de la pauvreté que je ne regretterais pas de voir disparaitre. Beaucoup de ces immeubles abritent les immigrés (plongeurs, cuistots, vendeurs asiatiques) entassés dans des lieux si exigus que les lits ne laissent quasiment pas de place pour vivre.
    Enfin… je retourne à Venise quand même !

  9. Merci pour ce rappel à la réalité.
    Mais en même temps, chez moi, l’impératif d’attirer les touristes a failli déboucher sur l’expulsion d’un bar destiné aux sans abris parce que cela nuisait à l’esthétique urbaine.

  10. @HR : le monde est compliqué !

  11. Une image pleine de vie ! Mais je réduirais le vignettage qui grise les coins supérieurs de façon un peu désagréable à mon sens.

  12. @ Estienne, j’ai fait le choix d’adoucir au maximum (et pas seulement pour le linge), mais je vais rejeter un œil sur la vue d’origine, à présent que j’ai un peu de recul…
    Merci à tous pour vos commentaires.

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