Nous sommes arrivés un soir en royaume d’Espagne, il y a bientôt un an, et le lendemain, au réveil, puis pendant quelques jours, avons été en république de Catalogne… Un bout d’histoire vécu en direct !




Matoufilou

« L'une des déchirures propres à la poésie », c'est que, « ce qui est devant moi, au moment où je le dis, il faut justement qu'il ne soit plus. Les objets soumis à l'épreuve du poème, pour pouvoir briller d'un vif éclat, doivent cesser d'être ce qu'ils sont pour devenir langage. » Avec ce paradoxe que « dans le même temps le langage les sauve et les porte à leur être. » (Fabrice Midal, Pourquoi la poésie ? L'Héritage d'Orphée, Pocket, 2010). Lisant cela, je songe également à la photo, où c'est le même principe : ce qui a été pris en photo (l'objet de la prise de vue) n'est déjà plus, est devenu langage. Et cependant c'est par ce langage qu'il existe, et qu'il prend éventuellement une existence nouvelle, devient, pour reprendre une expression désormais galvaudée, une réalité « augmentée ». Ce paradoxe confirme le cousinage (à mes yeux du moins) de la photo et de la poésie. La « déchirure » propre à la photo, c'est qu'elle ne fait exister son objet qu'en le faisant disparaître.
11 Commentaires
  1. Le personnage de dos à droite et le drapeau étendu gâchent un peu l’ambiance et le recadrage n’est pas simple …

  2. La photo à vocation documentaire est intéressante, le personnage de dos ne me dérange pas puisqu’il ramène sur le guitariste et le message qui explicite bien le sujet (J’aurais peut-être fait péter 😀 le bout de main dans l’angle en bas à droite). Par contre d’accord avec Estienne pour le drapeau.

  3. Merci Estienne et Mathias pour votre regard affuté.
    L’hurluberlu qui chante “L’Estaca” en direct devant les télés du monde entier m’a beaucoup plu.
    Le bout de main dans l’angle droit me gêne également mais le supprimer oblige à resserrer le carré et on perd définitivement l’étoile catalane du drapeau.
    Pour ce qui est de ce dernier, il participe à mes yeux du côté bouillonnant de la scène, qu’objectifs et caméras s’efforcent avec difficulté de saisir (il y en avait une centaine ce jour-là devant l’ajuntament de Barcelona).

  4. On a envie d’en voir d’autres.
    Visa pour l’image à Perpignan a refusé de faire une expo sur ces événements de qui a déclenché une furieuse polémique.
    LVEG fait mieux !

  5. Bonjour,

    Afin d’éviter un recadrage, une petite opération de retouche qui prend 10 secondes sous Adaube : sélectionner “Outil Rectangle”, tracer la limite extérieure de la main, puis “clic droit”, “Remplir”, “Contenu pris en compte”, “Mode normal”, “Opacité 100 %”… Le cas échéant, utiliser “Outil Correcteur Localisé” pour gommer les imperfections…

  6. C’est un sujet sensible pour Perpinyà depuis longtemps…
    J’ai plusieurs clichés sur ces quelques jours historiques, mais on ne va pas non plus refaire Visa pour l’image sur LVEG.
    J’ai un détournement en prévision également, qui je l’espère n’amusera pas que moi…
    Merci HR.

  7. Merci JMLG, fait.
    Par contre, j’ai bêtement perdu au passage la version originale.

  8. Beaucoup mieux sans cette main parasite! ???

  9. Merci Mathias, je trouve aussi.

  10. Bonjour,

    Ah oui, c’est ballot…

    S’il n’a été procédé à aucun nettoyage de l’ordi ni déplacement des fichiers, aller voir du côté de “Fichier”, puis “Ouvrir les fichiers récents”… L’original est peut-être dans la liste…

  11. A la seule condition d’avoir dupliqué l’arrière-plan avant de retoucher l’image…

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