Exposition Truphemus
Galerie Claude Bernard, Décembre 2016

Ces derniers temps, quand on le croisait, on savait qu’il était en fin de vie. Mais il marchait toujours. A petits pas, précautionneux. Les rues de Lyon se souviennent de lui “Il y a moins d’un mois, j’avais rencontré Monsieur Truphemus rue du Plat. Août et canicule obligent, il n’y avait à part nous, âme qui vive. Nous avons échangé, sur la chaleur et l’ombre “J’ai tout un circuit de rues à l’ombre!” Puis nous avons parlé de ce que j’avais vu et observé pendant des jours dans un étang: des koïs, carpes, tellement présentes dans la peinture japonaise… “”Voir, c’est ça la peinture. Il y a des gens qui ne voient pas. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent. ” Le quartier d’Ainay, la rue Vaubecour, la place Vollon, la rue du Plat, le Café Bellecour… autant de lieux où sa présence manquera… Sans doute, une rue, une place, un café prendront bientôt son nom. En attendant, l’heure est triste.




6 Commentaires
  1. Une photo un peu grise pour être dans l’ambiance de ce départ ?

  2. L’heure est triste, oui, avec une photo tout autant.

  3. La photo est une non photo. J’aurais trouvé indiscret de faire une vraie photo. Je voulais juste en la publiant souligner aux amis lyonnais , qu’un grand peintre lyonnais vient de s’éteindre. Une rétrospective lui avait été consacrée il y a quelques années à l’hôtel de région , qui témoignait que ce vieux monsieur avançait encore de sa peinture. Connu pour ses brumes lyonnaises, ses atmosphères de bistrots , sa peinture qui s’attachait à la vie quotidienne, découvrait les verts printaniers, acides ou émeraudes, les bleus cobalt, les roses thyriens…le orange, dérangeant l’impression de peinture éteinte qu’on lui attribuait parfois. J’aimais beaucoup cette démarche. Nous sommes nombreux à vouloir lui rendre hommage. Oubliez la photo et cherchez sa peinture…. 🙂

  4. Bien

  5. Un article chaleureux dans Télérama cette semaine.

  6. Nous sommes nombreux ici, à Lyon, à avoir échangé avec Truphemus et encore plus nombreux à l’aimer beaucoup. Nous admirions le peintre. Et l’homme que l’on croisait chaque jour dans un périmètre restreint et qui se rendait tranquille chaque jour dans son atelier. Il avait baissé considérablement cette année, mais en juin, en juillet, il allait encore à l’atelier. J’avais écrit sur lui il y a longtemps. Mais il était difficile de parler de lui dans les revues… La peinture, sa peinture n’intéressait les papes du contemporain que comme une gentille excentricité. Et certaines louanges n’étaient pas exemptes de condescendance. Je retrouve un papier mal fini… je vais essayer de le poster ici…

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