Parc à containers, Quai de la Garonne.




Olivier R.

A propos de moi... Je vis au Havre, j'aime la photographie contemporaine sans oublier celle qui fut à l'origine de mon intéret pour l'image. Si ce n'est pas clair pour vous, sachez que ça l'est encore moins pour moi. Mon espace photographie... Andreas Seranno, James Natchwey, Michel Comte, Jeanloup sieff, Hiroshi Osaka, David Lynch et bien sûr Portishead.
10 Commentaires
  1. Cadrage impeccable. Le virage atténue cependant la force de la photo. En fait est-elle visible en N&B ?

  2. Merci du compliment. Et pour répondre, non, elle n’existe pas en Noir & Blanc. Et elle n’existera pas. J’applique un .set de traitement directement travaillé pour la première de la série (afin de garder une ligne de valeurs cohérente) et modifie ensuite la tonalité du virage. Il n’y a donc pas, au cours de mon process, de véritable version N&B.
    Si tu veux bien, j’aimerais que tu développe la raison pour laquelle selon toi le virage atténue l’impact de l’image. Il ne modifie en rien la luminosité ou le contraste (si c’était le cas, je comprendrais). Ou alors c’est le choix de la teinte qui n’est pas assez Dockers/Graisse/Ferraille ? ;- )

  3. Si les containers se voyaient seulement sur les docks ! A La Spezia, les amas dont tu proposes une vision très synthétique et esthétique remontent sur des kilomètres de l’arrière-pays…
    Sans tenir bec et ongle à un aspect “Docker/Graisse/feraille”, je crois que la teinte violet-parme est effectivement réductrice d’une certaine façon. Mais ce sont tes ruptures paysagères ! L’unité est respectée puisque chacune d’elle disposait d’une chromie propre.

  4. Chacune d’elle dispose, évidemment !
    [Erreur du claviste…]
    🙂

  5. Moi aussi je suis réservé sur le virage pour cette photo, à la différence des 2 autres présentées. Ici, le sol et le ciel se confondent, alors que dans les précédentes, de la matière au sol (herbes, talus) les faisait exister par opposition. Ces containers appellent à mon sens plus d’ancrage dans la réalité. Ce virage uniforme les font basculer dans un peu plus d’abstraction mais pas plus d’onirisme. Le découpage de l’ombre qui réunit les deux blocs et qui se prolonge dans l’effet grille du 1er container est lui très réussi et oriente agréablement la lecture de l’image.

  6. Je suis un peu surpris par l’opus #3 : celui-ci me semble moins en adéquation avec ce que j’avais cru comprendre du thème “rupture paysagère” (je veux dire par là qu’il manque la rupture, à mon sens).

    Chouette composition, mais de facture plus classique que les deux premières, qui me semblaient plus “fortes”, moins convenues.

    Bon, sinon, j’aime bien, hein… vivement la suite ! 😉

  7. En regardant les images d’Olivier quelques questions survenaient, d’éventuelles réponses aussi. Les voici :

    L’architecture ?
    Une architecture vernaculaire apparait dans ce dernier opus,
    une architecture sans architecte, sans bâtisseurs. S’appuyant sur une connaissance empirique des lieux acquise à travers des tentatives et des échecs sur des matériaux. Elle est architecture en ce sens qu’elle conceptualise l’espace en faisant échos au bâti (peut-être suivant un modèle local sublimé) qui définit des volumes et des articulations.

    L’esprit documentariste ?
    Une investigation du champ du banal… ta capacité à analyser, à repérer, à reconnaître la potentialité expressive et la qualité de ready-made des espaces que tu photographies.
    Les compositions, précises, chirurgicales, témoignent d’une volonté de neutralité et d’uniformité dans le rendu. La manière est précisionniste, les matériaux quasi-tactiles, palpables.

    Quel est le hors champ de tes images ?
    L’apparence fictionnelle de la réalité peut être…

    La lumière, par fréquence ?
    La lumière comme frein à la profondeur.

    L’humain ?
    Proposer des «Zone neutre», des espaces presque surréalistes.
    C’est un monde vide de vie, une inquiétante étrangeté y règne malgré un temps sans ombrage.

    Un film ?
    Traffic de Soderberg revu par David Lynch.

  8. Pas excessivement fan non plus du virage parme, mais la encore, ce n’est qu’une question de goût, et cette chromie est cohérente avec ce qui précède, vous avez au moins votre vision des choses. J’adhère en revanche totalement au choix du sujet -le côté industriel, sans nécessairement forcer- et au cadrage parfait.

  9. J’attendais la suite et voilà cette composition graphique parfaitement maîtrisée. La géométrie, les formes, les lignes, les contrastes et les densités… on sent que tout a été mûrement réfléchi et on distingue un grand perfectionnisme dans l’interprétation de ce tirage. Aussi, tel que mentionné précédemment, il n’y a que le virage à propos duquel je ressens une certaine rupture (sans jeu de mot). Ce n’est pas tant sa teinte qui me gêne comme sa densité qui le rend très présent (sans pour autant en atténuer la luminosité ou le contraste) et du coup, pour moi, il détourne mon attention et me donne l’impression d’entrer en compétition avec le sujet. C’est sans doute dû à mon approche de la couleur que je considère comme étant un sujet en elle-même… Enfin, ce n’est qu’une opinion et j’attends de voir les suivantes!

  10. Ce ne sera pas là l’avis d’une photographe professionnelle, mais seulement l’humble sentiment d’une amatrice de photographie et d’une Havraise fière de son patrimoine portuaire et amoureuse des voyages!
    Cette photographie est une invitation à la rêverie et à l’envol vers des contrées lointaines. S’il est vrai que le sujet pourrait paraître industriel, cru, ou en tous cas dénué de tout onirisme, il m’évoque paradoxalement le départ vers l’exotisme de l’Extrême Orient. La répétition des “China Shipping” au premier plan, les sinogrammes, les lignes parfaites, le point de fuite dont on ne peut se détourner, mais aussi la teinte, qui tend à confondre le sol et le ciel, me font directement embarquer pour un voyage vers la Chine!

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