Photographie prise dans le Guangxi (Chine)




Christophe Lecoq

Photographe amateur. Principalement accès sur la photo noir et blanc et humaniste
25 Commentaires
  1. Superbe, mais je suis un peu gêné par le cadrage. Je les trouve un peu trop sur la médiane horizontale et je leur aurais volontiers donné un peu peu plus d’air pour les laisser respirer… mais ce n’était peut-être pas possible.

  2. Deux belles photos, coup sur coup ! Je préfère peut-être (un peu) la “Martienne” ..

  3. Même avis que L’OliV…

  4. Magnifique.

  5. Je préfère plein d’autres photos de la Chine que tu propose sur ton site. Plus spontanées et plus fortes à mon avis. J’ai l’impression que sur celle-là le traitement est un peu forcé et enlève le naturel de l’éclairage de la scène : l’environnement est artificiellement foncé et par contraste les enfants retenus.

  6. Même avis que Pictaris.
    Et il n’y a pas que sur celle-ci que le traitement est forcé, sur presque toutes. C’en est même un procédé, à mon avis souvent gratuit, et qui me gâche le plaisir de photos souvent intéressantes sur le fond.

  7. Bien d’accord avec Yvap et Pictaris. L’instant est bien capté, la lumière très belle sous cette pénombre du feuillage… mais le rendu est vraiment trop lisse, hypernet… artificiel…
    Même réserve que L’Oliv sur le cadrage, mais j’aurais plutôt rogné un peu en haut?

  8. Je dois avoir les yeux brouillés par les quelques gouttes de pluie mais je ne vois pas vraiment le traitement trop forcé pour l’un, trop lisse d’un autre, dont vous parlez.
    J’aime bien celle-ci mais il me manque quelque chose et c’est vrai que sur le site du monsieur au gros coq (voir site) il y a de superbes photos de chine.

    Yves, que sous-entend “projet pompidou” et où se trouve “Le chemin de l’apprentissage” à Paris. Merci

  9. Christophe je voulais dire et non Yves

  10. Belle lumière et beau rendu des gris noirs et blancs

  11. @ Bernard, “traitement forcé” pour les uns : la méthode en excès/ “rendu lisse hypernet artificiel” pour l’autre: le résultat… pas de contradiction dans nos perceptions j’en suis sur de ce je ne sais quoi de métallique dans le rendu…
    @ pictaris, yvap: non?
    @ christophe: je serais très curieux de voir l’original, et /ou de connaître les modifications apportées sur Lightroom (puisque j’ai vu que vous l’utilisez..). Je pressens ici un bon coup conjoint de récupération/lumière d’appoint , une bonne dose de netteté supplémentaire (gain rayon détail poussés) avec masquage partiel pour lisser un peu, de la clarté et du contraste…. je ne sais vraiment, mais l’impression d’un excès en effet… que je trouve dommage sur un si beau sujet… pensez vous que l’étape de publication sur LVEG ai pu dénaturer le rendu du développement …? (cet argument a pu être avancé ailleurs sur des traitements bien plus excessifs… encore…)

  12. le traitement ne me gêne pas trop, et ce serait plutôt le manque de spontanéité de la scène qui me parait plus évidente: la lumière, les rochers,les enfants sont beaux, leurs chapeaux aussi.. et puis ?

  13. @bernard levq: le “projet pompidou” n’est qu’une plaisanterie 😉 … c’est juste une catégorie dans laquelle je classe mes délires photographique 😉
    “Le chemin de l’apprentissage” c’est au parc Georges Brassens dans le XVème 🙂

    @solong: Je travaille surtout sous photoshop. les seuls traitements oppérés sont des traitements sur les niveaux et les courbes … pas d’accentuation, pas de lissages ou autre …

    @flo g: c’est une scène totalement spontanée … juste deux gamins qui jouaient sur le bord de route.

    A tout le monde : certes, je développe mon noir et blanc de façon assez “metalique”. A lire vos commentaires je suppose qu’ici vous n’êtes pas fan de Salgado (même si je suis loins d’avoir son niveau) … moi je suis un grand fan 😉

  14. ola, comment çà on n’aime pas Salgado, qu’est-ce qui te fait dire cela ?
    Je ne parlerai pas de côté métallique, mais de tirages contrastés, forts, mais la perception dépend aussi largement des différentes qualités d’impressions (catalogues ou livres) plus ou moins réussies

  15. @ Christophe:
    merci pour ces explications.
    Les commentaires “ici” expriment des opinions individuelles, d’ailleurs souvent contradictoires. C’est justement la richesse du site.
    Alors pardonnez moi de vous contredire: j’admire Salgado. Je viens d’ailleurs de refeuilleter “Africa”… sans y trouver de ce je ne sais quoi qui me déplaît dans le développement de votre photographie. En y trouvant au contraire, à chaque image, une incroyable consistance, une matière palpable qui me parait , s’il fallait comparer, avoir été “lessivée” ici…
    Ce n’est que mon pauvre avis.

  16. … et j’ajouterais: sans prétendre que j’aurai su faire si bien que ce “jeux d’enfants” (que j’aime bien tout de même…!), simplement j’aurais cherché encore et ailleurs pour le développement…

  17. Hum … à relire mon commentaire je m’aperçoit qu’il peut paraitre prétentieux. Désolé.

  18. j’aime cette scène, sans prétention, avec une lumière contrastée de dessous de feuillages, qui contribue sans doute à l’aspect un peu huilé des corps. Un moment léger et insouciant au milieu d’un monde minéral, pierre et terre sèche, assez désolé, sans doute très pauvre.
    Très évocateur pour moi. Si je critiquais le cadrage, ce serait pour la masse rocheuse coupée au milieu en haut. Mais c’est un détail.

  19. L’aspect huilé des corps (et des pierres…)est lié à un artifice de traitement… 😉

  20. @mnk: merci 🙂

    @solong: La photographie est un artifice (le monde n’est pas limité à 2 dimensions contraintes par des burdures). Le noir et blanc est d’autant plus un artifice 😉

  21. @ christophe: mais la photographie prétend poser un regard sur ce monde, en rendre compte… et je n’aime pas le développement ici car il me parait en donner une image désincarnée justement, à contre sens du sujet, lissée, lessivée, pasteurisée, visiblement photoshopisée, et finalement très convenue, facile, flatteuse pour l’oeil normé, comme ces tomates sans saveur qui se vendent mieux parcequ’elles ont l’aspect de ce à quoi doit ressembler une tomate, de ce qu’on nous en a appris, en oubliant l’essentiel, la saveur de la chair…
    Je chercherais (sans prétendre y parvenir) un traitement plus doux,
    Alors ces enfants, à frotter le bois tendre dont il sont fait à cette minérale stoïcité, pourraient j’en suis sur… réinventer le feu…
    sans artifice… (…)

  22. @solong : Tout à fait : la photographie, comme toute forme d’art, prétend poser UN regard sur ce monde. Et ce regard est celui de l’artiste. Je n’ai pas la prétention de révéler par mes photographies une vérité absolue car je n’y crois pas. Je suis un agnostique très proche de la pensé de Camus et je pense donc que rien n’est absolu en ce monde. La photographie ne représente pas le monde pour moi. Elle ne reflète que la subjectivité et l’émotion de celui qui la prend : un homme.

    Tes adjectifs sont très dur pour décrire ma photo (lissée, lessivée, pasteurisée…). Je conçois que ta vision puisse être intéressante mais je trouve que tu projettes ta vision sur la mienne. Sans doute aurais tu traité cette scène d’une autre façon et sans doute le résultat aurait il été très bon. Cependant, chaque « artiste » a son écriture. Il n’y a pas de dogme de la photographie.

  23. @christophe: pardon de répondre si tard…
    Ho bien sur, j’ai moi aussi durci le trait et il y a dans l’excès de mon commentaire de ce que je reproche à votre photo! A son développement plus précisément, je vous l’ai dit.
    J’entend bien ce que vous dites, et j’acquiesce: Rien d’absolu, et sachez malgré mon apparente véhémence que le doute est mon moteur.
    Il s’agissait ainsi pour moi d’avantage d’une interrogation, et d’un appel à réaction sur un sujet qui me tient à coeur: ne somme nous pas ici à la lisière d’un écueil du développement numérique?, lorsque ces outils nous permettent de si facilement façonner une photographie qu’il est facile et tentant d’en rajouter un peu, jusqu’à ce rien de déplacement du curseur qui fait basculer le rendu du “pas assez” au “trop”…?
    Et par “trop” je n’entend pas hors d’un dogme, mais dans “l’effet**”, jusqu’à justement trahir ce dont le photographe cherche à rendre compte dans le développement (pesons le terme…), en prolongement de ce qui l’a poussé à déclencher (pesons le terme…).
    **je ne crois pas réagir simplement sur une question qui se limiterait à une histoire de goût, et je me méfie dans ma pratique de cette tendance à tomber (moi le premier…!) dans l’effet pour l’effet, pour l’accroche facile, le développement “slogan” en quelque sorte, au détriment du sujet et du fond.
    J’ajouterai avoir le sentiment que ces outils amènent insidieusement de nouvelles “normes”, où par exemple, à en voir tant passer, les nuages photographiés se doivent d’être passés à la moulinette de la clarté et du contraste pour être digne d’intérêt. Pas contre si ça sert le propos, contre si systématique…
    Voici un peu où me conduit ce trois fois rien d’excès perçu dans le développement de votre photographie , et ce que je tentais d’exprimer dans mon com précédant. je vous ai aussi dit le bien que j’en pensais (et raison de plus pour réagir..!) et celui que je pensais d’autres de vos photographies…
    Propos passionnés, peut être maladroits, sûrement contestables, toujours respectueux…

  24. Je voudrais réagir à quelques phrases :

    « jusqu’à justement trahir ce dont le photographe cherche à rendre compte dans le développement (…) »
    Je n’applique pas de filtres tout fait. Donc chaque zone accentuée, chaque lumière estompée ou accentuée est voulue. En ce sens je ne me sens pas trahi par quoi que ce soit puisque j’ai voulu le résultat.

    « (…) en prolongement de ce qui l’a poussé à déclencher »
    Lors du déclenchement je sais déjà (dans les grands traits) la façon dont je vais traiter la photo. Je le sais généralement avant même de déclencher.

    Un autre point : on n’a pas attendu le numérique pour travailler la photo de la façon dont je le fait. Salgado en est un illustre exemple (bien plus doué que moi je le concède). Au final, je travaille mes noir et blanc comme le faisait Salgado ou Sieff quand ils exposaient plus où moins certaines zones lors du développement.

    Je pense que ce qui nous sépare est l’éternel dilemme qui existe entre les photographes qui se veulent rapporteurs des éléments qui les entourent et ceux qui se veulent artistes.

    Comme je l’ai dit, ma démarche se veut artistique. Ce qui m’importe c’est ma vision, mon émotion et mes ressentis. La vérité est trop complexe pour moi.

    Reproche-t-on à un peintre de ne pas rendre compte exactement de la scène qu’il représente ? Non. Et bien je me place dans cette posture.

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