L’Angola… Sa province de Cabinda, ses gisements off-shore, ses compagnies Totalement françaises, son gouvernement, ses tentatives d’assassinats, ses réfugiés politiques.




Olivier R.

A propos de moi... Je vis au Havre, j'aime la photographie contemporaine sans oublier celle qui fut à l'origine de mon intéret pour l'image. Si ce n'est pas clair pour vous, sachez que ça l'est encore moins pour moi. Mon espace photographie... Andreas Seranno, James Natchwey, Michel Comte, Jeanloup sieff, Hiroshi Osaka, David Lynch et bien sûr Portishead.
30 Commentaires
  1. On ne voit en effet que rarement les meurtrissures et blessures “ordinaires” des gens “ordinaires”, au-delà des meurtres, assassinats, règlements de comptes.

  2. Très belle image Tinange.

  3. Superbe.

  4. OUAIS, J’AI UN PEU DE MAL AVEC CETTE PHOTO .
    C’EST LIMITE…

  5. A part nous montrer (je suppose) des brulures épouvantables sans que l’on sache à quoi elles sont dues, qu’est supposé nous apporter cette photo ?
    Si c’est pour “faire militant” elle mérite plus de précisions et autant rajouter l’adresse d’un site de défense des droits de l’homme. Vu que l’origine des blessures n’est pas précisée et qu’on ne sait pas qui est ce monsieur, le discours sur l’image se limite à nous faire tous chanter en coeur “salauds de marchands de pétrole” … mais comme on a pas de précisions ça serait un peu vite nous demander de la connivence et vous pourriez nous faire gober n’importe quoi.

    Le qualificatif de “superbe” pour une telle image me semble innaproprié même si on aime les cartes de géographie sur peau ou qu’on veuille qualifier la démarche (à moins que nous soyons conviés à la contemplation).

  6. Une image forte qui parle, qui témoigne…
    La guerre civile qui a ravagé l’Angola entre 1975 et 2002 a entrainé la mort de plus d’un million de personnes, le déplacement d’un tiers de la population générale et la destruction de la quasi totalité des infrastructures….
    Aujourd’hui, contexte contradictoire de richesses naturelles impressionnantes (pour mémoire, l’Angola est le deuxième producteur de pétrole d’Afrique noire avec deux millions de barils par jour) et d’un niveau de pauvreté très élevé (pays classé 162ème sur 177 selon l’IDH) avec des indicateurs de santé les plus mauvais du monde…
    Ayant eu l’occasion de faire de nombreux séjours en Angola entre 1988 et 2002 (du côté MPLA comme du côté UNITA), dans le cadre de missions médicales humanitaires, cette image ne pouvait tinange que me “replonger” dans ce passé…

  7. Ils voulaient le faire taire,
    Lui s’est mis à crier,
    Ils l’ont marqué dans sa chair,
    Sa fille et son père sont morts… brûlés.

  8. LVF, c’est étrange, j’ai eu les mêmes interrogations que toi lorsque je l’ai rencontré, lui et ce qui lui reste de famille. De quel côté se situe t-il ?
    Mais pour ce qui est de l’essentiel voilà, je les ai rencontrés, nous nous sommes beaucoup parlés, il m’a raconté son histoire, m’a montré ses cicatrices et accepté que je le photographie. J’ai vu, je rapporte, sans militantisme. ni plus, ni moins. Le texte qui accompagne l’image… Il aurait pu tomber dans le pathos, tellement j’ai été secoué par cette rencontre. Je l’ai préféré factuel. Simplement factuel.

    @Patrick… merci. Pour lui.

  9. Oui cette image est dure, dérangeante …
    Mais respectueuse, pudique, car on voit bien (pas besoin des explications de Tinange) qu’elle est “offerte”, avec courage.
    Et sa qualité, sa force, viennent justement de la part de Tinange de ne pas en avoir “rajouté”.
    Bravo !

  10. Marie, Annie Rita, j’aime à croire que vous n’avez pas bien vu…
    En effet “beau”, “superbe” ne sont à priori pas les qualificatifs qui me seraient venus à l’esprit en premier.
    Outre le sentiment de malaise à la vue de cette image, c’est le malaise qui m’a envahi lors de la lecture de l’indispensable explication (en effet).
    La force de cette image réside sans aucun doute dans l’immense pudeur qui s’en dégage malgré son indéniable violence.
    Félicitations et surtout respect. Beaucoup de respect.
    Passé le sentiment de colère légitime face à cette mutilation je ne peux qu’admirer la belle relation que vous avez dû établir avec cette personne.
    Quant à votre “modèle” : quel courage d’accepter de se montrer ainsi, en toute innocence, avec pudeur.

  11. en s’exposant ainsi, son regard me dit qu’il est en train de revivre ce terrible moment..

  12. @ sylvain: une photo même dure est dérangeante peut-être belle,si celle-ci est bien construite et bien traitée!
    Je ne rajoute rien à ce que dit Yvap ( car c’est aussi le sens de la beauté)

  13. J’adhère à ce regard sobre et pudique…flo g m’a devancé avec son intervention, je vais dans son sens.

    Superbe reportage.

  14. Çà me rappelle un débat que j’avais lancé un jour, ailleurs, sur le fait de trouver certaines photos qui sont socialement ou humainement “inadmissibles” “scandaleuses” “dures” par ce qu’elle révèlent d’une réalité et en même temps les trouver “belles” ou “splendides”… peut-être justement parce qu’elle nous “percutent” intelligemment, touchent leur but et vont nous marquer parce que “fortes”.

    Exemple que je donnais, les photos de Sebastio Salgado sur certains nomades du désert africain ou les travailleurs dans les mines à ciel ouvert.

  15. J’étais complètement d’accord avec le commentaire de LVF avant de lire ta réponse Tinange.
    Ta présentation de cette image avec ce commentaire ne m’a donc pas apparue en accord avec ton explication en commentaire.

  16. Je comprends Stéphane. Le texte introduisant l’image se devait d’évoquer une situation globale. Dans ma réponse à LVF j’évoque non plus une situation générale, mais une rencontre avec une individualité. Et cette individualité en icône.

    @Bernard… vieux débat de la fin des années 80 ou certains milieux culturels bien-pensant reprochaient à Salgado d’esthétiser la misère. On sait depuis ce qu’il fait pour les paysans du Brésil au travers d’Amazonas…

  17. 80 ? je n’étais pas encore né 😉

  18. Effectivement le mot était sans doute ou trop ou trop peu, pas assez explicite de mon ressenti devant la pudeur de cet homme et de la photo.

  19. au moins ,tu as exprimé ton ressenti …
    explicite ou pas …

  20. @marie : désolé il m’est difficile de combiner dans un même sentiment l’horreur, la révolte et le plaisir.

    Je suis ne suis pas sensible à l’esthétique de l’horreur.

    Maintenant je respecte ton point de vue 🙂

  21. Oui, la vision de ces brulures et leur étendue dérangent car on imagine, si tant est qu’on le peut, les douleurs endurées par cet homme. Et pourtant, nulle trace de colère ou rancœur dans son regard.

  22. Cette photo me fait penser à la condition humaine, la force de la vie, la fragilité de la vie.
    La peau semble minéralisée, le retour à la poussière a commencé.

  23. Franchement je suis très mal à l’aise avec ce cliché. Toutefois, si c’est une demande de sa part, je comprends un peu mieux… Mais la gène persiste tout de même, cette impression de se mettre doublement à nu frôle, pour moi, l’exhibitionnisme… bien que d’autres parlent de pudeur, mais peut-être n’est-ce dû qu’à la localisation de ces vilaines brûlures ? J’aurais grandement hésité à la publier. Qu’elle dérange était peu être le but, pour qu’elle témoigne et alerte plus efficacement. Une photo de guerre en quelque sorte.

  24. L’image est techniquement parfaite. La complicité et la communication avec le sujet n’est pas discutable. Le problème à mon avis vient plutôt du format imposé de LVEG. Devoir tout dire en image. On est frustré de ne pas avoir une série qui permettrait une mise en perspective du propos. L’envers du décor en quelque sorte, la vie quotidienne du personnage et de sa communauté dans ce monde imposé de l’extérieur. Par nous pour que nous puissions rouler dans nos voitures ou que nous puissions chauffer confortablement nos appartements. Car si Total est responsable, c’est à notre service aussi. Quand nous passons à la pompe, quand nous fulminons sur le prix de l’essence, nous sommes aussi responsables.
    Le côté voyeur que l’on peut ressentir, exprimé dans certain commentaires, vient du fait qu’il n’y a qu’une image. Qu’est-ce qu’un voyeur, si ce n’est quelqu’un qui regarde à la dérobée des images extraites de la vie des gens et que normalement il n’aurait pas du voir ? Le voyeur est le spectateur, l’exhibitionniste est celui qui s’expose aux regards et qui en jouit. Il n’y a pas d’exhibitionnisme dans cette image. C’est certain.

    Tinange, tu ne peux pas mettre un lien vers une série ?

  25. Ce que je comprends difficilement c’est l’utilisation que l’on fait avec facilité des mots “voyeur” et “exhibitionnisme”.

    Voyeur nous sommes quand nous n’avons pas été invités par les protagonistes d’une scène à la visionner, quand il y a intrusion chez les gens, dans un village, dans une cérémonie, viol de l’intimité.

    Pour cet homme là, il savait que la photo qui était prise de ses blessures était une photo qui se voulait “militante” interpellative, il n’a aucunement l’attitude, même minimale, de quelqu’un qui exhibe ses blessures, il a plutôt l’air d’une personne gênée.
    Il savait de toute évidence, je fais confiance à Tinange, que sa photo allait circuler sous quelque forme que ce soit ?

    De fait, cet homme a voulu (a accepté) témoigner, nous a autorisé à le regarder, à constater surtout ses blessures, pour que l’on puisse savoir ce que génèrent nos compagnies et bien évidemment nos actes, notre soif de consommation (comme dit Pictaris).

    Que nous soyons gênés me paraît un minimum.

  26. Pourquoi vouloir une série ? Cette image se suffit à elle-même. Bien sûr c’est une photo à message, mais je la vois avant tout comme un portrait (un “beau” portrait) d’un homme qui vit avec son physique et son histoire.

  27. Inscrite sur sa peau…

  28. C’est vrai Philippe. Mais plutôt qu’une série disons alors un reportage. Je n’ai pas dit que j’aurais voulu, je pensais plutôt que j’aurais été intéressé ou mieux que j’aurais aimé. Je me suis mal fait comprendre. 😉

  29. bella

  30. Évidemment qu’elle est dérangeante cette photo ! Je trouve son cadrage parfait. Un œil pour qu’on perçoive l’intention du garçon, un bout de pantalon pour qu’on cerne la situation. Forte, remarquable.

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