Matoufilou

La « déchirure » propre à la photo, c'est qu'elle ne fait exister son objet qu'en le faisant disparaître.
6 Commentaires
  1. L’herbe fait office de fond blanc pour cet adorable portrait de supportrices, le carré est judicieusement composé par les jambes et les corps, bravo !

  2. Le Gris n’oublie pas la Vie. Et cette photo en est remplie.

  3. Je ne sais pas ce qu’elles supportent ou bien qui (athlé ?) mais la confiance semble habiter leurs regards, c’est déjà gagné.

  4. “Allez Papa !” si je lis bien ! Un peu plus de lumière sur les visages et un peu moins dans les angles me conviendraient mieux …

  5. J’ai tendance à utiliser le vignettage pour fermer la photo, la retenir en quelque sorte. Là, c’est l’option inverse qui laisse penser que tout ça va s’effacer, disparaître avec le temps. Est ce l’effet voulu ?

  6. Exactement mon cher Hervé.
    Le vignetage classique, avec ses coins noirs, introduit dans la vue une intensité dramatique. En enfermant l’action, il la condense et la sublime.
    Au contraire, ici, le vignetage blanc ouvre les coins, introduit une sorte de suspension, qui fige du fugace, rend la vue plus intemporelle (et je note que ces “évanescences” renvoient culturellement à un temps passé).
    L’objet de la vue à la fois apparaît et tend à disparaître. C’est ce qui m’intéresse dans cet effet.

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