Selon le rapport annuel sur les droits de l’enfant, publié dans Le Monde du 17 novembre dernier, « Il a été démontré que le premier confinement a conduit à une hausse générale des syndromes dépressifs et même à un doublement chez les 15-24 ans (10 % d’entre eux présentaient un syndrome dépressif en 2019, contre plus de 20 % en 2020) ». La Défenseure des droits, Claire Hédon, auteure de ce rapport, a constaté une hausse des « troubles anxieux » et des « phobies sociales ».




Matoufilou

« L'une des déchirures propres à la poésie », c'est que, « ce qui est devant moi, au moment où je le dis, il faut justement qu'il ne soit plus. Les objets soumis à l'épreuve du poème, pour pouvoir briller d'un vif éclat, doivent cesser d'être ce qu'ils sont pour devenir langage. » Avec ce paradoxe que « dans le même temps le langage les sauve et les porte à leur être. » (Fabrice Midal, Pourquoi la poésie ? L'Héritage d'Orphée, Pocket, 2010). Lisant cela, je songe également à la photo, où c'est le même principe : ce qui a été pris en photo (l'objet de la prise de vue) n'est déjà plus, est devenu langage. Et cependant c'est par ce langage qu'il existe, et qu'il prend éventuellement une existence nouvelle, devient, pour reprendre une expression désormais galvaudée, une réalité « augmentée ». Ce paradoxe confirme le cousinage (à mes yeux du moins) de la photo et de la poésie. La « déchirure » propre à la photo, c'est qu'elle ne fait exister son objet qu'en le faisant disparaître.
5 Commentaires
  1. Et maintenant, il faut rire et bouger et danser et sortir ! Voilà les vrais antidépresseurs ! Un carré comme une explosion de vie ! Belle image !

  2. Hélas, amer constat confirmé dans nos collèges et lycées. Il faudra du temps pour “raccrocher les wagons”. Ceci dit, cette jeune fille semble reprendre du mordant, ce qui est plutôt réjouissant comme photo!

  3. J’aime bien l’idée de la photo qui s’oppose au commentaire.
    MRVR

  4. Superbe.
    Tout est explosif dans ce “portrait en action” : le flou du mouvement, les lumières comme des flammes et…ce sourire !

  5. C’est un flou heureux, en hommage à Philippe Durand.

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