Cliché pris au débotté avec un compact.

Si la qualité d’image est donc médiocre (j’ai tenté plus clair ci-dessous mais je trouve le rendu pire encore), l’image elle-même m’a plu : outre l’interaction entre l’immeuble type ZUP 1969 et les jeux 2019, j’ai aimé cette idée que les époques changent mais non l’éternelle aspiration qu’ont les enfants à toucher le ciel.




Matoufilou

« L'une des déchirures propres à la poésie », c'est que, « ce qui est devant moi, au moment où je le dis, il faut justement qu'il ne soit plus. Les objets soumis à l'épreuve du poème, pour pouvoir briller d'un vif éclat, doivent cesser d'être ce qu'ils sont pour devenir langage. » Avec ce paradoxe que « dans le même temps le langage les sauve et les porte à leur être. » (Fabrice Midal, Pourquoi la poésie ? L'Héritage d'Orphée, Pocket, 2010). Lisant cela, je songe également à la photo, où c'est le même principe : ce qui a été pris en photo (l'objet de la prise de vue) n'est déjà plus, est devenu langage. Et cependant c'est par ce langage qu'il existe, et qu'il prend éventuellement une existence nouvelle, devient, pour reprendre une expression désormais galvaudée, une réalité « augmentée ». Ce paradoxe confirme le cousinage (à mes yeux du moins) de la photo et de la poésie. La « déchirure » propre à la photo, c'est qu'elle ne fait exister son objet qu'en le faisant disparaître.
4 Commentaires
  1. Les coins renforcés me font penser à des valises prêtes pour un envol !

  2. La première est trop grise, je préfère la seconde du point de vue traitement !

  3. J’ai hésité, mais sans doute as-tu raison, Estienne.
    @ Jean : C’est donc cela qu’attendaient les mômes, le déploiement des ailes des valises prêtes à l’envol !

  4. D’accord avec Estienne.
    Je l’aime bien aussi en carré qui permet de na pas voir de limite à la hauteur des immembles

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