En allant vers la pointe de Pern à Gauche (Ouessant). Port-Coton à droite (Belle-Ile).




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
9 Commentaires
  1. Une nette préférence pour la première même si la seconde a sa valeur !

  2. D’accord avec JF

  3. Il y a bien un élément qui les rapproche (les aiguilles) mais deux ambiances si radicalement différentes que j’ai du mal à les associer. Mais, comme dit ci-dessus, les deux sont intéressantes, séparément !

  4. Celle de gauche, avec son élan minéral et son dégradé de gris mérite tout le format (déjà petit) et peut-être (difficile à voir ici) un tirage un peu plus contrasté. La seconde ?…

  5. Encore une fois un polyptyque pour moi vaut moins par la valeur intrinsèque de chacune de ses images que par leur interaction entre elles. Ici le jeu était entre basse et moyenne saison.
    Deux extrêmes sur fond de paysage analogue.
    Avec en tête ma récente relecture de Xavier Grall : “C’est l’hiver qu’il faut visiter la Bretagne. C’est à l’époque des vents fous et meurtriers qu’il faut battre ses chemins, visiter ses ports, se glisser dans ses chapelles humides. Armez-vous de manteaux et de bottes et arpentez ses grèves et ses collines.” (écrit à quelques semaines de sa mort, au début de l’hiver 1981, et recueilli dans Les Vents m’ont dit, éditions du Cerf, 1982)

  6. Ceci encore : “Il y a une profonde tristesse de la mer. Elle n’est jamais si grande qu’aux fins de l’automne quand tombe la bruine sur les ports, quand la grisaille du ciel encrasse les maisons et les roches. Le monde alors apparaît comme une rive désolée, plate, immobile. De l’aurore au crépuscule, les heures ont la même sombre couleur. La brise, légère, ne semble plus croire en sa force.”

  7. D’accord avec Graal, mais beaucoup moins avec le diptyque, où je rejoins l’opinion générale.

  8. Grall!!!

  9. La Bretagne était le Graal de Grall !

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