Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
8 Commentaires
  1. Encore une, avant de faire une pause dans les polyptyques…

    Outre le contenu en jeu (aérien/liquide vs minéral), le contraste ici n’est plus dans les teintes mais dans les formats.
    L’idée étant toujours de raconter une histoire qui naisse de la juxtaposition sans s’y laisser enfermer.

  2. Par opposition au précédent, à mon sens, beaucoup de défauts sur celui-ci. Le premier et le plus important me semble être une mauvaise lisibilité des images mais aussi (et je pense que c’est une erreur dans cet exercice) les formats différents et surtout la disposition des trois images. L’eau présentée à droite a en plus une frange plus sombre sur le coté gauche ce qu semble l’exclure du tableau et cette photo retrouverait sa place si elle venait en première position (et donc avec la frange sur le bord extérieur du triptyque). La difficulté de ces tableaux avec plusieurs images vient en autre du “plan” de lecture. Un peu aussi comme une photo isolée. Entrer dans l’image, y trouver naturellement le sujet, ne pas être distrait par d’autres éléments annexes, ne pas s’en évader trop facilement … (comme un vin que l’on boit et qui s’évapore et se fait oublier trop vite). Cela suppose un cadencement qui retient le spectateur avec par exemple des images 1 et 3 dont les sujets ferment l’image sur les bords extérieurs l’image et au centre une image (2) plus symétrique qui laisse le regard glisser alternativement vers l’image de gauche et de droite … Je vais essayer d’illustrer mon propos avec un triptyque pendant ce week-end !

  3. Merci, Estienne, de prendre le temps d’exprimer ce ressenti.
    J’avoue que je m’attendais, en cassant l’équilibre que constituent naturellement des formats identiques, à désorienter le regard. Impression encore renforcée par ce que tu dis, les sujets et lisibilités trop différents/tes.
    J’ai hésité avant de la poster et en même temps, dans mon désir d’explorer vos/mes limites, je trouvais intéressant de tenter le coup.
    J’attends avec impatience ta propre expérience.

  4. J’ai déjà retrouvé les images nécessaires (j’ai l’ensemble en couleur) , je les ai passé en N&B mais il faut que je reconstitue le tableau et ce sera en 3 ou en 5 images … à suivre !

  5. D’autre part, à propos des formats, j’ai déjà vu ici et ailleurs des diptyques où l’une des deux images était un carré quand l’autre était un rectangle horizontal et cela fonctionnait très bien. Un peu comme si le carré était la réflexion du spectateur devant le rectangle par exemple. J’essaie de retrouver aussi ces exemples-là …

  6. Ça marche…

  7. Quelques diptyques avec deux formats très différents chez Freddy Rapin par exemple : https://freddy-rapin.book.fr/
    Il a sévi ici avec de très belles photos pleines de poésies et il continue son chemin …

  8. Merci Estienne d’évoquer Freddy. Je ne peux prétendre à la comparaison (loin de là), mais son travail, que je connais très bien, évoque beaucoup pour moi, et compte beaucoup.
    Et j’imagine que ses nombreux diptyques ont influé sur mon envie d’en faire et ma façon de les aborder : c’est cette poésie-là, même si la couleur chez lui a son importance, que je cherche en mettant en relation deux photos parfois sensiblement différentes pour faire une seule image.

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