GBertrand

"Une photographie passe pour une preuve irrécusable qu'un événement donné s'est bien produit." Susan Sontag in "Sur la photographie"
19 Commentaires
  1. Avec cette grâce de la lumière et le beau traitement de la partie gauche, on peut voir un escalier qui monte ou un escalier qui descend. Dans les deux cas, l’effet de réel renvoie à l’irréel de végétation, d’entrée, d’ailleurs. Quelle étrange image, quel étrange lieu.

  2. Merci François pour cette fine analyse qui me fait découvrir des intentions que je ne pensais pas y avoir mises.
    Mais c’est tout l’intérêt de s'”exposer” ici.
    Cependant l’image en 600px ne rend pas vraiment compte des détails. On la verra mieux, si on veut, intégrée dans sa série “Manières noires”, ici.

  3. Le fait que la lumière provienne du bas de l’escalier (en haut de la photo !) alors qu’en général elle provient du haut (le ciel) contribue, à mon avis, à son effet original.

  4. Trouver matière à photographie dans d’anodins endroits… merci pour cette proposition !

  5. Je jure que c’est bien “mon” escalier et j’affirme, de plus, que la lumière qu’on y voit vient bien d’en bas. Et tant mieux si l’effet est meilleur.
    Quant à trouver mon escalier herbu et même mal fréquenté,…anodin ! Je proteste de toutes mes forces. Rires.

  6. Le lion a donc fait place à la savane 😉 ( https://www.lavieengris.com/?p=44699 ) ici dommage que l’on ne distingue pas plus l’objet qui gît dans l’herbe , il doit avoir toute son importance…

  7. Oh je l’avais oublié celui-là, ce lion en attente !
    Mais si c’était une bande dessinée, cette image-ci pourrait être la suite de l’autre “vignette” puisque ce qu’on distingue mal ici (voir la version plus lisible sur mon site), dans l’herbe, est le bras d’un homme allongé au sol.
    Peut-être pourrait-on imaginer un lien (?)

  8. Même sur ton site je ne distinguais pas un bras , mais si c’est une suite elle est radicale 😉

  9. Non, ce n’est pas une suite. Je m’amusais seulement de ta suggestion.
    L’épisode avec le lion du musée Jacquemart-André est “hors série” donc.
    Mais cet escalier en dalles d’ardoise (année 1880) m’avait déjà inspiré cette réminiscence hitchcockienne, il y a quelques années (sans doute à cause des effets lumineux dont parle Monsieur HR).

  10. C’est tout de même un peu ennuyeux ce bras presque invisible…

  11. A la demande générale des inspecteurs…en herbe, voici un AGRANDISSEMENT de la scène du crime.
    Un bras en prime.

  12. Pourquoi vous n’avez pas voulu poster cet agrandissement ? C’est beaucoup plus intéressant !
    Parce que le bras, c’est un peu comme petit personnage dans le désert… il fallait une loupe pour le voir.

  13. Le tirage réel est fait en 50 X 50cm. Soit un peu plus de 1400px de côté.
    Sur LVG, les format ne peuvent dépasser 600px.
    Pour cette raison, ne devrait-on n’envoyer que des agrandissements de “morceaux choisis” de nos photographies ou bien ne plus rien envoyer du tout ?
    Problème…

  14. J’ai bien compris mais passer cet agrandissement en 600 X 600 était tout aussi bien et même mieux.

  15. C’est juste si vous pensez qu’en éliminant la composition, les contrastes, les lumières, le mystère aussi, ne gardant ainsi que la partie “anecdote” aurait plus d’intérêt, dans ce cas c’est une autre photographie (mais celle-là je ne l’ai pas faite).

  16. je suis allé voir le bras (en bas) et je préfère l’escalier. Le choix de l’image publiée revient à l’auteur et en l’occurrence, son choix me semble judicieux. Le sang du cadavre n’a pas sali les marches et la photo n’en est pas altérée. Je suis photographe (amateur) et non inspecteur ou commissaire … 😉

  17. Toute une histoire!

  18. … dans la lignée de Peter Greenaway.

  19. Oh là là ce n’est pas un mince compliment Monsieur HR !
    “Meurtre dans un jardinet en bas de mon escalier” ?
    Puisque mes chevilles ne sont pas suffisamment enflées, on peut penser aussi à l’oreille retrouvée dans le gazon de “Blue velvet”.

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