Et puis vinrent les neiges, les premières neiges de l’absence sur les grands lés tissés du songe et du réel…

 




Matoufilou

J'ai perdu le goût de la photo avec la fin de l'argentique. Puis, par le biais de Freddy Rapin (merci Freddy !), j'ai découvert LVEG, son collectif de passionnés, avec leurs tâtonnements, leurs ratages, leurs prises de bec parfois, avec aussi leurs réussites et souvent leurs merveilles. Je suis d'abord resté paralysé, commenter me suffisait, mais ça y est, c'est reparti, et j'espère m'amuser longtemps comme cet été, à goûter de nouveau au plaisir de ce qui se raconte à travers une image. Et le numérique finalement c'est très plaisant, on peut refaire sa photo à l'infini. L'histoire souvent s'impose après la prise de vue, dans le travail de tri qui s'opère au milieu d'une masse de clichés. C'est là souvent qu'une histoire s'amorce, qu'une photo prend son sens et qu'elle acquiert à mes yeux son importance. Mon aventure ici débute comme presque rien, modestement, par des scènes de vacances en famille. Il n'y a pas grand-chose à photographier. C'est comme une page blanche. C'est l'occasion de me tester en douceur, sans ambition et sans enjeu, pour voir où ça mène…
8 Commentaires
  1. Du coup, je suis un peu perdu.
    Tableau photographié ou bien photographie picturale ?
    Citation énigmatique ?

  2. Là aussi, je pense que l’image d’origine doit être très belle surtout avec ce format qui met particulièrement en valeur le sujet. Mais j’aime assez le rendu de ce filtre sans pour autant être un adepte …

  3. La pose est très belle, très douce. Mais ça reste difficile pour moi de rentrer dans le jeu du filtre. Mais aussi, c’est bien de prendre des risques ! 😉

  4. Dommage de substituer la froideur des pixels au velouté de la chair… à moins d’une intention particulière qui m’échappe…

  5. Ici, me semble t il, on est moins devant un tableau photographié que devant un modelage.

  6. Beau sujet et beau traitement qui préserve la part du mystère

  7. Désolé d’avoir un peu tardé à vous lire, je me suis déconnecté de tout réseau pendant un moment, avec un grand bonheur…
    Préserver la part du mystère, oui, c’était l’intention, mais aussi établir une distance entre le sujet et le spectateur : j’aime beaucoup l’original, mais, par pudeur ou parce que c’est un sujet intime, je ne souhaitais pas vous livrer l’image telle quelle, même douce, même belle…
    Ce filtre, c’est ma part de pudeur.
    Merci à tous pour vos commentaires.

  8. Quant à la citation, Monsieur HR, c’est un célèbre texte de Saint-John Perse, intitulé “Neiges” et qui appartient au recueil “Exils”. Je le connais par cœur et, je ne sais pourquoi, il s’est ici imposé à moi.
    Il fut écrit par le poète à New-York, dans l’exil du grand diplomate de la IIIe République que fut Alexis Léger…
    En fait si, je sais pourquoi il s’est imposé à moi mais ne le dirai pas.
    Bien à vous.

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